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À Brétigny-Sur-Orge (91) le jeudi 13 octobre 2016 pour parler de « Comment aider nos enfants à faire bon usage des réseaux sociaux »

Je serai à Brétigny-Sur-Orge (91) le jeudi 13 octobre 2016 à 20h30 pour intervenir devant les parents sur le thème « Comment aider nos enfants à faire bon usage des réseaux sociaux ».

20H30

12 Rue Maurice Boyau, 91220 Brétigny-sur-Orge

Cette conférence aura lieu à l’invitation d’une association familiale du Val d’Yerres et environs.

Entrée libre, libre participation aux frais.

Pourquoi Internet endort l’esprit critique des enfants

Information Désinformation 10 mai 2016 Besançon.001Face aux tentatives d’endoctrinement, de désinformation et de piratage qui se multiplient sur Internet, il faut non seulement stimuler les capacités d’analyse et de jugement des enfants, mais aussi sensibiliser parents et éducateurs : tout est fait pour que nos enfants passent le plus de temps possible sur le Web, mais ils sont incapables de faire le tri parmi toutes les informations qu’ils y trouvent.

Théorie du complot « acceptée » sans réfléchir ; blagues racistes et propos injurieux colportés sans discernement ; cyber-harcèlement ; vidéos truquées regardées en boucle sur YouTube ; radicalisation soudaine ; compte piraté après avoir mordu à une tentative de « phishing » (hameçonnage) ; adolescent qui se dénude devant sa Webcam et qui est ensuite victime d’un chantage…

Depuis bientôt neuf ans que j’interviens devant les élèves du primaire, les collégiens et les lycéens, sur le thème du bon usage des nouvelles technologies, j’ai accumulé les exemples catastrophiques. Heureusement, la plupart des enfants éviteront les pièges que leur tendent des adultes mal intentionnés. Mais quelques-uns, malheureusement, se « feront avoir », faute d’avoir sollicité un esprit critique pourtant bien présent en eux. Or, les conséquences de ce manque de « jugeote » peuvent être dramatiques : tentative de suicide, endoctrinement…

J’essaye donc, lors de mes conférences devant les élèves, de stimuler leur esprit critique en leur faisant prendre du recul par rapport à leur utilisation des écrans et en particulier des réseaux sociaux,conçus,dès le départ, pour qu’ils y passent le plus de temps possible. Je leur soumets des questions qu’ils ne sont généralement jamais posé, même pour les plus âgés d’entre eux :

  • pourquoi les images nous fascinent-elles ?

  • pourquoi adorons-nous nous prendre en photo ou en vidéo ?

  • comment les sites Internet et les réseaux sociaux gagnent-ils de l’argent ?

  • pourquoi les sites Internet et les réseaux sociaux font-ils tout pour que nous y passions le plus de temps possible ?

  • pourquoi est-il important, parfois, de s’ennuyer ?

  • c’est quoi vérifier l’information ?

Sur ce dernier point, mon expérience de journaliste intéresse beaucoup les élèves, ce qui me permet d’entamer un dialogue constructif avec eux : « C’est quoi le travail d’un journaliste ? » « C’est quoi recouper l’information ? » « Sur Internet, vous aussi vous devez apprendre à devenir des journalistes ! »…

De plus, à la demande d’une municipalité, j’ai mis au point une conférence intitulée : « Réseaux sociaux : information, désinformation » et destinée à aider les adolescents à faire face plus particulièrement aux risques d’endoctrinement sur Internet, puis de radicalisation :

• c’est quoi une information ?

• sur les réseaux sociaux, tout le monde peut participer à l’information et donc à la désinformation

• avec la surinformation (« l’infobésité »), on ne prête plus attention qu’aux informations qui se font remarquer et donc aux informations différentes

• l’information spectacle

• les risques de désinformation et donc d’endoctrinement

• les réseaux sociaux les plus à risque

Mais intervenir devant les enfants ne suffit pas. Tous les adultes (parents, enseignants, éducateurs…) qui les entourent doivent également être sensibilisés aux notions d’esprit critique, d’information et de désinformation, afin de :

  • étudier le fonctionnement des réseaux sociaux et comprendre qu’il ne s’agit pas d’outils neutres (« Un outil ne reflète que l’usage – bon ou mauvais – que l’on en fait », entend-on dire trop souvent au sujet des outils numériques), mais d’outils qui nous « manipulent »

  • se rendre compte qu’entre information et désinformation la frontière est parfois ténue : comment faire comprendre à des enfants que l’information et la désinformation sont toutes deux subjectives, mais que l’une veut nous aider, tandis que l’autre peut nous faire du mal, beaucoup de mal ?

  • apprendre à ne pas colporter soi-même, d’un simple copier-coller ou d’un simple « transférer », de fausses informations…

Ce sera l’un des objectifs de mes prochaines conférences, à la rentrée.

D’ici-là, très bonnes vacances !

Jacques Henno

L’agence nationale française chargée de la sécurité sanitaire recommande un usage raisonnable du téléphone mobile par les enfants

RapportAnsesOndesEnfantsDans une nouvelle étude, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) estime que les ondes des téléphones mobiles peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives et le bien-être des jeunes. Elle recommande donc aux parents d’encadrer l’utilisation du téléphone portable par les enfants et les adolescents.


L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié ce matin un avis et un rapport intitulés « Exposition aux radiofréquences et santé des enfants ».


Elle y constate :


1 « une forte expansion des nouvelles technologies chez » les enfants et les adolescents. En particulier, « les enfants possèdent leur propre téléphone mobile de plus en plus précocement, même si l’âge de la première utilisation se situe actuellement rarement avant 7 ans » ;


2 que les enfants sont plus sensibles que les adultes aux radiofréquences. « Des modélisations numériques de l’exposition de la tête montrent que, pour des raisons anatomiques […], les enfants peuvent être plus exposés que les adultes […].»


3 que les valeurs limites d’exposition réglementaires et les indicateurs d’exposition ne sont pas forcément adaptés aux enfants. « Ceci signifie que pour des personnes de petite taille (inférieure à 1,30 m), les valeurs limites d’exposition réglementaires […] ne seraient pas suffisamment protectrices pour éviter un dépassement des restrictions de base (DAS*) »


L’Anses estime que les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences sur : 

  • le comportement des enfants ; 
  • les fonctions auditives des enfants ; 
  • les effets tératogènes et le développement des enfants ; 
  • le système reproducteur mâle et femelle des enfants ; 
  • les effets cancérogènes ; 
  • le système immunitaire des enfants ; 
  • la toxicité systémique. 
En revanche, l’Anses estime que les données actuelles permettent de conclure à un effet possible des radiofréquences sur : 
  • les fonctions cognitives des enfants, telles que la mémoire, le raisonnement, les fonctions exécutives, l’attention…  « Les résultats montrant des effets aigus se basent sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée » ; 
  • le bien-être des enfants (apparition de troubles généraux tels que maux de tête, larmoiement, anxiété, troubles du sommeil, acouphène, mal au pouce, fatigue à l’école…). « Ces effets pourraient cependant être liés à l’usage du téléphone mobile plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent. »

Dans l’attente d’études complémentaires, l’agence recommande donc aux parents d’inciter «  les enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, par exemple en évitant les communications nocturnes, en limitant la fréquence et la durée des appels, etc. 

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* DAS : le DAS (débit d’absorption spécifique) est actuellement le principal indicateur utilisé pour évaluer la dangerosité d’un téléphone portable pour la santé. L’indice de débit d’absorption spécifique est un indice indiquant la quantité d’énergie véhiculée par les ondes radiofréquences reçues par l’utilisateur d’un téléphone portable, lorsque ce téléphone fonctionne à pleine puissance et dans les pires conditions d’utilisation. L’unité du DAS est le watt par kilogramme. Plus le DAS d’un appareil radioélectrique est faible, moins cet appareil est potentiellement dangereux pour la santé de son utilisateur.

À partir de quel âge peut-on laisser les ados s’inscrire sur les réseaux sociaux  ?

CaptureLaCroix2016-01-06J’ai été interviewé par Paula Pinto Gomes, du journal La Croix, sur l’âge à partir duquel les parents peuvent laisser leurs enfants s’inscrire sur les réseaux sociaux.

Pour moi, la vraie question est : à partir de quel âge peut-on donner un smartphone à son enfant ?

Très souvent, c’est en effet la mise à disposition de cet outil qui permet aux enfants de s’inscrire sur un ou plusieurs réseaux sociaux. 

La remise d’un smartphone devrait constituer un véritable rite de passage dans nos sociétés modernes : donner un téléphone à son enfant précipite ce dernier dans l’âge adulte.

Or un rite de passage est généralement destiné à donner du sens à un moment de la vie d’un individu, à le rassurer face aux nouvelles responsabilités qui l’attendent, à lui transmettre symboliquement des clés de compréhension…

Pour bien faire, les parents ne devraient donc pas se contenter de donner un téléphone à leurs enfants, mais prendre le temps de parler avec lui des bouleversements que cet outil de communication va introduire dans sa vie, des stratégies – destinées à accaparer son attention et son temps – adoptées par toutes les applications (réseaux sociaux, messageries, jeux…) que l’enfant va pouvoir installer sur son appareil, etc. Bref, les parents doivent accompagner leur enfant dans la découverte de son smartphone, lui donner un mode d’emploi…

 http://www.la-croix.com/Famille/Actualite/A-partir-de-quel-age-peut-on-laisser-les-ados-s-inscrire-sur-les-reseaux-sociaux-2015-12-29-1397994

 À lire : 

Facebook et vos enfants Guide pratique – Les 45 questions à se poser absolument

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Ce matin sur Sud-Radio pour parler de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans

CaptureSudRadio2015-12-18J’ai répondu ce matin sur Sud-Radio aux questions de Dimitri Pavlenko : à quel âge faut-il autoriser son enfant à ouvrir un compte sur un réseau social ?



Il n’existe pour l’instant aucune législation française ou européenne interdisant à un mineur de s’inscrire sur un réseau social. Mais les réseaux sociaux les plus utilisés par les enfants et les adolescents français (Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, WhatsApp) étant tous américains, ces sites Web ou applications respectent les lois de Washington et en particulier la loi COPPA (Children’s Online Privacy Protection Act), très contraignante pour les sites qui accepteraient des enfants de moins de 13 ans. C’est pourquoi la plupart de ces réseaux refusent les moins de 13 ans : 


Réseaux interdits aux moins de 13 ans :



Réseaux interdits aux moins de 16 ans :

En Europe, les choses pourraient changer prochainement : un « accord informel » (qui doit donc encore être soumis à un vote du Parlement européen) sur la protection des données prévoit en effet que : 
« les enfants en dessous d’un certain âge devront obtenir la permission de leurs parents (« consentement parental ») pour ouvrir un compte sur les médias sociaux tels que Facebook, Instagram ou Snapchat, comme c’est déjà le cas dans la plupart des pays de l’UE aujourd’hui. Les nouvelles règles flexibles assurent que les États membres puissent fixer leurs propres limites à condition qu’elles ne soient pas inférieures à 13 ans ou supérieures à 16 ans, leur donnant ainsi la liberté de conserver celles qu’ils appliquent déjà. »


Les législateurs européens ont en effet estimé que les réseaux sociaux pouvaient poser un certain nombre de problèmes chez les enfants : divulgation de données privées, cyberharcèlement, échange de photos intimes…


Vous pouvez réécouter en podcast  mon intervention de ce matin.

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Et retrouver tous mes conseils dans mon livre Facebook et vos enfants – Guide pratique : les 45 questions à se poser absolument.

Sur Europe 1 cet après-midi pour parler des limites à imposer aux enfants face aux écrans

CaptureEurope1-2015-11-24Aujourd’hui, mardi 24 novembre 2015, j’étais l’un des invités de l’émission de Marion Ruggieri, Il n’y en a pas deux comme elle, dont le thème était « Doit-on limiter l’utilisation des tablettes et smartphones à nos enfants ? »
Vous pouvez réécouter l’émission sur http://www.europe1.fr/emissions/il-n-y-en-a-pas-deux-comme-elle/il-ny-en-a-pas-deux-comme-elle-doit-on-limiter-lutilisation-des-tablettes-et-smartphones-a-nos-enfants-2625307

Et voici quelques liens vers les sujets que j’ai abordés :
• Comment parler aux enfants des attentats de Paris ?

• Les écrans sont-ils nocifs pour les yeux ou le sommeil des enfants ?
• Comment initier les enfants au numérique ?
• Tous mes conseils pratiques pour les parents


Comment parler aux enfants des attentats de Paris ?

Trouver des mots simples, éviter les images choquantes et surtout éviter de les regarder en boucle, leur proposer des textes adaptés à leur âge, les rassurer en leur disant que les attentats sont des événements exceptionnels…

Voici quelques liens vers des documents qui peuvent vous aider à parler avec vos enfants des dramatiques événements de vendredi soir et à soulager leurs peurs :

– une sélection de textes parus dans les magazines du groupe Bayard :

http://www.bayard-jeunesse.com/Actualites/Attentats-de-Paris-des-documents-pour-aider-les-enfants-et-les-adolescents-a-comprendre 

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– trois dossiers réalisés par Fleurus Presse :

– un dossier réalisé par Libération :

http://www.liberation.fr/apps/ptit-libe/#/3/

CaptureLiberationParlerAttentatsEnfants2015-11

– le site Web de France Télévisions :

http://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/comment-parler-aux-enfants-des-attentats_1177065.html

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– le site Web du journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/14/attentats-a-paris-comment-en-parler-aux-enfants_4810090_4809495.html

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– le site web de Radio Canada :

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/11/17/001-attentats-paris-expliquer-aux-enfants-psychologie.shtml

 

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– une vidéo du New York Times (en grande partie en Français) :

Comment protéger nos enfants des contenus inappropriés sur Netflix

Vous avez souscrit à l’offre d’essai gratuit d’un mois de Netflix ou vous vous êtes abonnés à ce service de vidéos à la demande.

Sachez qu’une fois connecté à votre compte Netflix, vous ne serez jamais déconnecté automatiquement lorsque vous fermerez cette fenêtre Netflix sur votre ordinateur.

La personne suivante qui utilisera votre ordinateur (ce qui pourrait être le cas d’un de vos enfants) pourra donc taper Netflix dans un moteur de recherche et se retrouver directement sur votre compte Netflix

Là, elle devra choisir entre un profil enfant et un profil adulte (saisie d’écran ci-dessous).

Si elle clique sur le profil adulte, elle n’a aucun mot de passe à saisir et peut visionner un film comme Romance X (interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France) ou un reportage comme A l’école du X, déconseillé au moins de 18 ans.

La solution :

• sur ordinateur :Allez sur Netflix ; lorsque vous êtes sur votre compte, cliquez sur le petit triangle en haut à droite ; un menu apparaît ; cliquez sur « Se déconnecter de Netflix »

Une nouvelle page apparaît. Cliquez sur « Continuer ».

Vous êtes redirigé vers la page d’accueil générale de Netflix. Vous arriverez également sur cette page la prochaine fois que vous souhaiterez vous connectez à Netflix.

Si vous souhaitez à nouveau visionner des films ou des séries, cliquez sur « S’identifier » en haut à droite.

Vous arriverez sur une nouvelle page où l’on vous demandera votre e-mail et votre mot de passe.

• Sur smartphone ou tablette :

Une fois que vous avez installé l’application Netflix sur votre smartphone ou votre tablette et que vous vous êtes connecté à votre compte, il n’y a plus moyen de se déconnecter (sauf à supprimer cette application de votre mobile). Vous devez verrouiller l’accès à votre téléphone ou à votre tablette par un code, que vous ne communiquerez pas à vos enfants.