Pour les parents qui veulent aider leurs enfants à tirer le meilleur profit des écrans et de leurs contenus : smartphones, réseaux sociaux, télévision, ordinateurs, consoles de jeux vidéo, tablettes…
De plus en plus d’experts dénoncent les dangers que l’intelligence artificielle fait courir aux mineurs. En particulier, la « flagornerie » à laquelle se livrent les chatbots constitue un piège narcissique et donc un risque de dépendance pour certains enfants. Pour en savoir plus, j’ai interviewé 14 spécialistes en Europe et aux États-Unis. Retrouvez les résultats de cette enquête dans les Échos de ce matin : https://bit.ly/iaenfants
Harcèlement, baisse de la concentration, mal-être… Le téléphone et les réseaux sociaux sont soupçonnés de nuire fortement aux mineurs. Seule certitude : ils sont l’une des causes de l’épidémie de myopie qui affecte le monde occidental.
J’ai publié ce matin dans le quotidien Les Echos une enquête sur les conséquences de l’usage abusif que font du smartphone et des réseaux sociaux beaucoup de pré-ados et d’ados. Un problème qui concerne aussi bien les parents français que les familles anglaises, australiennes ou Californiennes : dans l’Hexagone, 42 % des 12-17 ans passent entre 2 et 5 heures sur leur smartphone, 9% d’entre eux y consacrent même plus de 5 heures par jour (source : Crédoc Baromètre du numérique – Edition 2025). Si – faute de pouvoir accéder aux données des Instagram, TikTok et autres Snapchat -, il y a encore débat scientifique sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes, il n’y a pas photo pour leurs yeux : « La myopie évolutive chez les enfants est de plus en plus fréquente en raison d’un manque d’exposition au soleil et d’une augmentation du temps passé à regarder de près : plus les enfants vivent en ville, où ils sont moins à l’extérieur, et sont soumis à la pression scolaire qui les oblige à étudier intensément sur des livres ou des écrans, plus ils sont susceptibles de devenir myopes », résume Annegret Dahlmann-Noor, spécialiste de la myopie au Moorfields Biomedical Research Centre, à Londres. « Ce à quoi il faut ajouter les endormissements plus tardifs qui perturbent le cycle du sommeil et donc de la production de mélatonine et de dopamine, ce qui aggrave les myopies », précise Dominique Bremond-Gignac, chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital universitaire Necker Enfants malades de l’APHP. Au-delà de 60 minutes, chaque heure de plus passée devant un écran numérique accroît de 21% le risque de myopie (source : Digital Screen Time and Myopia: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis / JAMA Netw Open . 2025 Feb 3;8(2):e2460026.) Que faire ? Et surtout, comment sensibiliser les familles ? Pour lire l’article : https://bit.ly/pasdesmartphone
Devant l’impossibilité de mettre en place des contrôles « techniques » pouvant empêcher les enfants de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux ou aux outils d’IA génératives, pourtant reconnus comme nocifs pour les enfants, leq pré-ados et les ados, j’en arrive logiquement à la conclusion que ce sont les smartphones qu’il faut interdire aux moins de 15 ans.
J’étais l’invité, cet après-midi jeudi 11 septembre 2025, du 14h/16h présenté sur France InfoTV par Alexandra Uzan, pour parler des effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, à la suite de la publication du rapport de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur ce réseau social. J’interviens 31mn et 51 s après le début de l’émission.
À l’heure où le Danemark autorise, uniquement pour les lycées volontaires et pour la préparation de l’oral d’anglais, l’utilisation de l’IA au baccalauréat, j’ai publié ce matin dans Les Échos une passionnante enquête sur l’intelligence artificielle dans l’éducation, qui m’a emmené, en visio ou par téléphone, des États-Unis à la France, en passant par la Suède. Alors que les enseignants du secondaire ou du supérieur ne peuvent que constater le recours quasi-systématique des élèves à l’IA pour faire leurs devoirs, les chercheurs tentent de trouver les moyens d’analyser l’impact de ces outils sur nos capacités cognitives. En attendant, les instances pédagogiques mettent en place des garde-fous.
Je poursuis mon nouveau cycle de conférences sur le thème du bon usage des écrans : je serai ce jeudi 7 novembre au collège Victor Hugo de Gisors (27) pour intervenir en deux fois devant les 141 élèves de 4ème (conférences prises en charge par le Pass Culture Pro – réservation sur ADAGE, la plateforme numérique de l’éducation nationale dédiée à la généralisation de l’éducation artistique et culturelle).
Sollicités sans cesse par les outils numériques, les jeunes ont de plus en plus de mal à se concentrer. L’enjeu est civilisationnel. La solution sera à la fois sociétale, législative, technique et pédagogique.
A ma gauche : les Insta, Snap, TikTok et autres applications qui captent notre attention. A ma droite : des psychologues et des neuroscientifiques qui sonnent l’alarme : il devient de plus en plus difficile de rester concentré. Au milieu ? Les élèves français. Depuis la rentrée, 200 collèges expérimentent l’interdiction totale des smartphones, que leurs propriétaires rangent dans des casiers le matin. L’enjeu de cette bataille pourrait même être civilisationnel. « L’attention est à la base de nos relations sociales, prévient Stefana Broadbent, spécialiste de l’anthropologie numérique, professeure à l’Ecole polytechnique de Milan et coauteur de « Pour une nouvelle culture de l’attention » (Odile Jacob). L’attention conjointe permet de se mettre à la place de l’autre et de comprendre ce qui l’intéresse ; elle est propre à notre espèce. »
L’IA a encore quelques progrès à faire… Voici une question que j’ai posée hier à ChatGPT et la réponse de l’algorithme statistique d’OpenAI. Une autre personne a interrogé l’IA de Google qui a trouvé : « la roue ! ». En tout cas un bel exemple que je vais pouvoir reprendre pour mes conférences sur l’IA, à destination des lycéens, des parents et des éducateurs. Petit rappel : mes interventions devant les collégiens et les lycéens peuvent être financées par le Pass Culture (réservation via la plateforme Adage de l’Éducation nationale), tandis que celles à destination des communautés éducatives (journées pédagogiques, par exemple) sont éligibles, sous conditions, à la formation professionnelle. Et vous, avez-vous trouvé la solution à cet énigme ? « On la tourne pour avancer, mais quand on l’est, cela signifie être branché. Qui est-elle ? »
J’ai publié hier matin dans le quotidien Les Échos un texte d’analyse/commentaire sur l’utilisation du numérique dans les établissements scolaires français. Des milliards ont été investis par les collectivités locales et l’Etat dans les outils d’enseignement numériques. Pour quels bénéfices ? Selon un rapport – « Elèves et écrans : performance académique et bien-être » – de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques ), « une corrélation négative a été observée, dans 55 pays, entre la lecture sur support numérique et les résultats en compréhension de l’écrit ». La France ne pourra pas faire longtemps l’économie de l’évaluation du numérique à l’école. L’article est en accès libre sur le site des Échos : https://bit.ly/tabounumerique
Une très bonne nouvelle pour commencer l’année 2024 : devant le succès de mon livre « Pourquoi vos enfants devraient vite quitter les réseaux sociaux », sorti en juin 2023, les éditions Télémaque viennent de le réimprimer, dans une version actualisée, disponible en ligne ou en librairie.
L’influence des TikTok, Instagram et autres Snapchat sur nos enfants va être au cœur de l’actualité en 2024 :
• le 24 octobre 2023, 33 États américains ont porté plainte contre Facebook et Instagram, les accusant de rendre les enfants et les adolescents dépendants, au détriment de leur santé mentale et physique. Une instruction visant TikTok pour des faits similaires est également en cours dans l’État de Californie1 ;
• et le 25 octobre 2023, un rapport du Parlement européen a mis en garde contre la nature addictive des réseaux sociaux, dont l’impact sur les enfants et les adolescents est jugé très préoccupant2.
J’ai publié hier matin dans le quotidien Les Échos une enquête sur les pratiques scandaleuses des réseaux sociaux : de plus en plus de plaintes et d’études les accusent d’avoir entretenu et caché leur caractère addictif.
Le 24 octobre 2023, 33 États américains ont ainsi porté plainte contre Facebook et Instagram, les accusant de rendre les enfants et les adolescents dépendants, au détriment de leur santé mentale et physique.
Le 25 octobre 2023, un rapport du Parlement européen a mis en garde contre la nature addictive des réseaux sociaux, dont l’impact sur les enfants et les adolescents est jugé très préoccupant.
• Activez ou installez un contrôle parental sur les écrans de vos enfants, en particulier dès que vous leur offrez un smartphone. • Ce contrôle parental est installé d’origine sur les iPhone (fonction “Temps d’écran”). Pour les smartphones tournant sur Android, on peut télécharger, par exemple, Family Link, Norton Family, Qustodio, Kidslox, etc., sur Google Play. • Ce contrôle parental vous permettra d’empêcher l’installation de nouvelles applications, en particulier celles des réseaux sociaux. • Autre possibilité : si vous autorisez vos enfants à accéder à ces plateformes, le contrôle parental vous permettra de limiter le temps qu’ils y passent. • Apprenez à vos enfants à désactiver les notifications en provenance des réseaux sociaux. • Montrez-leur comment désactiver l’algorithme qui leur « pousse » des contenus personnalisés. Cette option est disponible sur Instagram, TikTok et Snapchat. • Passez l’affichage du smartphone en mode “nuances de gris”, ce qui le rend beaucoup, beaucoup moins attractif.
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