Category Archives: Le téléphone mobile

À quel âge donner un smartphone à un enfant ?

 À la suite de la conférence que j’ai donnée à Vertou (44), le mardi 28 mars 2017, sur le thème « Parents d’élèves des collèges de Vertou à l’heure du numérique », à l’invitation de la mairie de Vertou, en association avec les trois collèges de la ville et les parents d’élèves de ces établissements, je me suis exprimé dans le quotidien Ouest France du 5 avril : 

« Les questions que les parents me posent le plus souvent portent sur l’utilisation des téléphones portables et des réseaux sociaux : à quel âge peut-on leur donner un smartphone ? quels sont les principaux risques qu’ils courent sur les réseaux sociaux ?

Ces deux questions sont liées, car confier un smartphone, un téléphone intelligent qui permet de se connecter à Internet, à un enfant lui donne généralement automatiquement accès aux réseaux sociaux, sur lesquels il risque de passer énormément de temps. Ces réseaux sociaux vivent en effet de la publicité et vont donc tout faire pour ramener les enfants sur leurs sites et pour leur soustraire des informations personnelles qui leur serviront à cibler ces publicités.

L’âge auquel on peut donner un smartphone va donc dépendre de la maturité de l’enfant, de sa capacité à prendre du recul par rapport aux très nombreuses sollicitations des réseaux sociaux.

Vers 12/13 ans, il est possible d’avoir un dialogue constructif avec son enfant et de lui expliquer le modèle économique de ses réseaux sociaux préférés (Instagram, Snapchat, Musical.ly…) afin qu’il comprenne les nombreuses tentations dont il va faire l’objet.

Avant cet âge, je recommande de donner un simple téléphone aux enfants ou si les parents lui confient un smartphone d’y installer un logiciel de contrôle parental, comme Norton Family ou Kaspersky Safe Kids, qui permettra d’empêcher l’enfant d’aller sur les réseaux sociaux ou de contrôler le temps qu’il y passe. »

L’agence nationale française chargée de la sécurité sanitaire recommande un usage raisonnable du téléphone mobile par les enfants

RapportAnsesOndesEnfantsDans une nouvelle étude, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) estime que les ondes des téléphones mobiles peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives et le bien-être des jeunes. Elle recommande donc aux parents d’encadrer l’utilisation du téléphone portable par les enfants et les adolescents.


L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié ce matin un avis et un rapport intitulés « Exposition aux radiofréquences et santé des enfants ».


Elle y constate :


1 « une forte expansion des nouvelles technologies chez » les enfants et les adolescents. En particulier, « les enfants possèdent leur propre téléphone mobile de plus en plus précocement, même si l’âge de la première utilisation se situe actuellement rarement avant 7 ans » ;


2 que les enfants sont plus sensibles que les adultes aux radiofréquences. « Des modélisations numériques de l’exposition de la tête montrent que, pour des raisons anatomiques […], les enfants peuvent être plus exposés que les adultes […].»


3 que les valeurs limites d’exposition réglementaires et les indicateurs d’exposition ne sont pas forcément adaptés aux enfants. « Ceci signifie que pour des personnes de petite taille (inférieure à 1,30 m), les valeurs limites d’exposition réglementaires […] ne seraient pas suffisamment protectrices pour éviter un dépassement des restrictions de base (DAS*) »


L’Anses estime que les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences sur : 

  • le comportement des enfants ; 
  • les fonctions auditives des enfants ; 
  • les effets tératogènes et le développement des enfants ; 
  • le système reproducteur mâle et femelle des enfants ; 
  • les effets cancérogènes ; 
  • le système immunitaire des enfants ; 
  • la toxicité systémique. 
En revanche, l’Anses estime que les données actuelles permettent de conclure à un effet possible des radiofréquences sur : 
  • les fonctions cognitives des enfants, telles que la mémoire, le raisonnement, les fonctions exécutives, l’attention…  « Les résultats montrant des effets aigus se basent sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée » ; 
  • le bien-être des enfants (apparition de troubles généraux tels que maux de tête, larmoiement, anxiété, troubles du sommeil, acouphène, mal au pouce, fatigue à l’école…). « Ces effets pourraient cependant être liés à l’usage du téléphone mobile plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent. »

Dans l’attente d’études complémentaires, l’agence recommande donc aux parents d’inciter «  les enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, par exemple en évitant les communications nocturnes, en limitant la fréquence et la durée des appels, etc. 

__

* DAS : le DAS (débit d’absorption spécifique) est actuellement le principal indicateur utilisé pour évaluer la dangerosité d’un téléphone portable pour la santé. L’indice de débit d’absorption spécifique est un indice indiquant la quantité d’énergie véhiculée par les ondes radiofréquences reçues par l’utilisateur d’un téléphone portable, lorsque ce téléphone fonctionne à pleine puissance et dans les pires conditions d’utilisation. L’unité du DAS est le watt par kilogramme. Plus le DAS d’un appareil radioélectrique est faible, moins cet appareil est potentiellement dangereux pour la santé de son utilisateur.

À partir de quel âge peut-on laisser les ados s’inscrire sur les réseaux sociaux  ?

CaptureLaCroix2016-01-06J’ai été interviewé par Paula Pinto Gomes, du journal La Croix, sur l’âge à partir duquel les parents peuvent laisser leurs enfants s’inscrire sur les réseaux sociaux.

Pour moi, la vraie question est : à partir de quel âge peut-on donner un smartphone à son enfant ?

Très souvent, c’est en effet la mise à disposition de cet outil qui permet aux enfants de s’inscrire sur un ou plusieurs réseaux sociaux. 

La remise d’un smartphone devrait constituer un véritable rite de passage dans nos sociétés modernes : donner un téléphone à son enfant précipite ce dernier dans l’âge adulte.

Or un rite de passage est généralement destiné à donner du sens à un moment de la vie d’un individu, à le rassurer face aux nouvelles responsabilités qui l’attendent, à lui transmettre symboliquement des clés de compréhension…

Pour bien faire, les parents ne devraient donc pas se contenter de donner un téléphone à leurs enfants, mais prendre le temps de parler avec lui des bouleversements que cet outil de communication va introduire dans sa vie, des stratégies – destinées à accaparer son attention et son temps – adoptées par toutes les applications (réseaux sociaux, messageries, jeux…) que l’enfant va pouvoir installer sur son appareil, etc. Bref, les parents doivent accompagner leur enfant dans la découverte de son smartphone, lui donner un mode d’emploi…

 http://www.la-croix.com/Famille/Actualite/A-partir-de-quel-age-peut-on-laisser-les-ados-s-inscrire-sur-les-reseaux-sociaux-2015-12-29-1397994

 À lire : 

Facebook et vos enfants Guide pratique – Les 45 questions à se poser absolument

COUV_FACEBOOK_130x200_DEF.indd

Comment sécuriser un smartphone (ou une tablette) sous Android

Les filtres parentaux proposés par votre opérateur de téléphonie mobile ne fonctionnent que si le smartphone de votre enfant est connecté à Internet par l’intermédiaire du réseau de téléphonie mobile de votre opérateur. Voici comment totalement verrouiller les recherches effectuées depuis un appareil sous Android, en particulier lorsque votre enfant utilise son smartphone ou sa tablette à partir d’une borne Wifi non sécurisée, par exemple chez un ami (pour les iPhone, Ipad et autres iPod Touch d’Apple, voir ici).

Il y a encore quelques semaines, je débutais mes conférences sur le thème des enfants et des nouvelles technologies par une « accroche », une petite histoire plutôt charmante : lorsque notre aîné avait six ans, il m’avait demandé pourquoi les lions avaient une crinière, ce qui m’avait amené à faire une recherche sur Internet ; j’avais trouvé deux types de réponses, des documents scientifiques qui expliquent le rôle de la crinière dans la reproduction des lions (textes donc difficilement montrables à un enfant de six ans) et puis des contes (par exemple, les lions avaient une fourrure jusqu’au bout de la queue, ils ont demandé à leurs copines les lionnes de les aider, les lionnes ont taillé la fourrure avec des pierres qui se sont brisées au niveau de la crinière, c’est depuis ce temps-là que les lions ont une crinière…).

Je me demande si je ne devrais pas désormais commencer mes conférences par une histoire, hélas, plus « trash ».

Nos enfants ont en effet grandi. Il y a quelques semaines, je suis rentré un mercredi après-midi plus tôt que prévu et j’ai trouvé notre deuxième fils, âgé de dix ans, devant l’ordinateur familial, avec deux de ses copines, de, respectivement, dix et neuf ans. Ma femme avait été contrainte de s’absenter quelques minutes et les avait laissés tous les trois devant un DVD sur l’ordinateur. Notre fils m’a soudain demandé : « Papa, c’est quoi lX XXXX [nom d’une pratique sexuelle] ». Il semblerait que la petite fille de neuf ans ait chanté à ses deux amis une chanson comportant cette pratique sexuelle et qu’ils aient voulu connaître la signification de ce terme !

Je me suis précipité sur l’historique de l’ordinateur et j’ai constaté que ces trois enfants avaient cherché ce terme sexuel sur YouTube ! Heureusement, j’avais pris soin d’activer les options de SafeSearch sur YouTube (ainsi que sur les moteurs de recherche) et ils n’ont rien trouvé !

L’histoire ne s’arrête pas là. Cette mésaventure est arrivée aux oreilles de notre aîné (bientôt douze ans) qui a demandé, en plein cours de solfège, l’orthographe de ce terme sexuel à un camarade. Ce dernier a dégainé son smartphone et ils ont rapidement trouvé la bonne écriture. Il semblerait que leur recherche se soit arrêtée là. Mais je frémis à l’idée de ce qu’ils auraient pu trouver…

Morale de cette histoire :

• le minimum que nous devons faire pour protéger nos enfants est d’activer les options de SafeSearch sur les moteurs de recherche et les sites de vidéo.

• les parents qui confient un smartphone à leurs enfants devraient activer les systèmes de protection disponibles sur ces appareils. Les filtres proposés par votre opérateur de téléphonie mobile ne fonctionnent que lorsque l’appareil de votre enfant est connecté au réseau de téléphonie mobile de votre opérateur  ; vous pouvez aussi sécuriser votre borne Wifi ; mais toutes ces précautions deviennent inopérantes lorsque votre enfant connecte son smartphone à Internet depuis une borne Wifi non sécurisée (par exemple chez un copain).

J’ai déjà expliqué comment sécuriser un appareil sous iOS (iPhone, iPad, iPod Touch…).

Voici comment sécuriser un appareil sous Android.

Téléphone portable : inutile d'acheter des patchs anti-ondes


Ces pastilles que l’on colle au dos des téléphones portables sont censées réduire notre exposition aux ondes électromagnétiques. Au contraire, dans certains cas, elles peuvent provoquer une augmentation du débit du téléphone.

J’ai assisté, fin janvier, à une conférence sur le thème des nouvelles technologies, donnée par le vacataire d’une association, devant les parents d’élèves de l’école primaire et du collège où sont scolarisés deux de nos enfants.

J’avoue avoir été particulièrement surpris de voir que cette association recommandait aux parents d’installer un patch anti-ondes au dos du téléphone portable de leurs enfants.

Ces patchs sont présentés par leurs fabricants comme des solutions miracles pour limiter notre exposition aux ondes électromagnétiques lorsque nous nous servons de notre mobile pour téléphoner.

Or la plupart des organismes scientifiques s’accordent pour dire que ces dispositifs ne servent strictement à rien.

Ainsi, dans son dernier rapport « Radiofréquences et santé », l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) rappelle que « les dispositifs « anti-ondes » testés n’ont montré aucune utilité en matière de réduction des expositions. »

«Ces patchs ne présentent aucun effet probant et peuvent même provoquer, au contraire, une augmentation du débit du téléphone», explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’ANSES. Dans certains cas, le patch provoque une telle dégradation du DAS* que cela revient à éteindre le téléphone dans certaines bandes de fréquences. Le téléphone va alors basculer sur une autre fréquence où le patch n’aura aucune utilité.

Chez les constructeurs de téléphone, on rejette également l’utilité de ces dispositifs: « Les patchs anti-ondes ne servent strictement à rien, si ce n’est à perturber la bonne réception du téléphone et, du coup, à augmenter sa consommation d’électricité et par ricochet à diminuer l’autonomie de sa batterie », détaille Xavier des Horts, responsable de la communication de Nokia France**.

Mieux vaut :

• donner un téléphone portable le plus tard possible à un enfant ;

• lui apprendre à éloigner le mobile de son corps lorsqu’il téléphone, en utilisant une oreillette filaire ou une oreillette Bluetooth.

__________

* DAS : le Débit d’Absorption Spécifique quantifie le niveau d’exposition aux ondes radio. Le DAS maximal d’un téléphone mobile indique le niveau maximal d’exposition quand l’appareil est contre l’oreille et fonctionne à puissance maximale. Mieux vaut choisir un portable avec un DAS le plus faible possible. Plus votre téléphone est éloigné d’une antenne relais, plus il émet de puissance. C’est pourquoi il est recommandé de ne téléphoner que dans les zones de bonne réception (4 ou 5 barrettes affichées sur l’écran du téléphone).


** interrogé, Apple France nous a répondu qu’il n’avait pas de porte-parole pour répondre à nos questions. Aucun retour, en revanche, de Samsung France, également sollicité.

Comment rendre un iPhone, un iPad et un iPod Touch plus sûr pour les enfants ?

De plus en plus de familles sont équipées de tablettes tactiles, qui permettent de surfer sur Internet, de télécharger des jeux, des films, des livres, etc.

Comme tout appareil connecté à Internet et susceptible d’être utilisé par des enfants, ces tablettes doivent être sécurisées.

Commençons par les tablettes les plus populaires* du moment : les iPad (ces conseils sont également valables pour tous les appareils mobiles Apple qui peuvent se connecter à Internet, soit grâce à un abonnement souscrit auprès d’un opérateur de téléphonie mobile, soit en Wi-Fi iPhone, iPod Touch)

• Sécuriser la navigation sur Internet :

L’idée est de remplacer Safari, le navigateur proposé par défaut par Apple, par un autre navigateur qui filtrera de lui-même les contenus inappropriés pour les enfants.

Nous vous proposons d’installer K9.

ConseilsParents.027

 

 

ConseilsParents.028

 

Une fois l’application K9 installée sur votre tablette, il faut désactiver Safari : vos enfants ne pourront plus alors utiliser que K9.ConseilsParents.029ConseilsParents.030ConseilsParents.031
ConseilsParents.032

 

 

 

 

Safari est maintenant désactivé.

• Si vous le souhaitez, vous pouvez compléter la sécurité de vos enfants en effectuant quelques réglages supplémentaires.

 

 

 

 

ConseilsParents.033

ConseilsParents.034

ConseilsParents.035

ConseilsParents.036Copyright 2013 Jacques Henno – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

* source : Strategy Analytics

Mes principaux conseils pour une bonne utilisation de Facebook et du téléphone portable par nos enfants.

J’ai été interviewé par le quotidien Metro sur les meilleures pratiques à suivre lorsque nos enfants réclament un compte Facebook ou un téléphone mobile : http://www.metrofrance.com/high-tech/je-deconseille-de-laisser-un-enfant-de-moins-de-13-ans-s-inscrire-sur-facebook/mljj!YmBuKVVsFg6WY/

Interviewé ce midi dans le journal de France 3


J’ai été interviewé par Sandrine Aramon, de France 3, dans le cadre du reportage qu’elle a réalisé pour le Journal Télévisé de ce midi sur le thème « A quel âge faut-il donner un téléphone portable à un enfant ? ».

Vous pouvez retrouver mon intervention sur http://jt.france3.fr/1213/ Je suis interrogé à partir de la 20ème minute (compteur tout en bas du lecteur de vidéo).

Cité dans un article de l’Express consacré aux dangers du téléphone portable


Dans son édition de ce matin, l’hebdomadaire L’Express consacre un long dossier aux nouvelles technologies. Dans un des articles, Guillaume Grallet s’interroge sur les dangers du téléphone portable. Les principales recommandations qu’il donne (donner un téléphone mobile le plus tard possible aux enfants, utiliser un kit mains libres…) sont presque toutes extraites de mon livre « Les 90 questions que tous les parents se posent : téléphone mobile, internet, jeux vidéo… »

Téléphone mobile : à utiliser avec prudence chez les jeunes !

Vingt scientifiques viennent de signer un document appelant à utiliser son téléphone portable avec prudence, en particulier chez les plus jeunes. Mais ces informations étaient connues depuis longtemps. Dans « Les 90 questions que tous les parents se posent », publié avant l' »Appel des 20″ j’attire l’attention des parents sur ces problèmes et je donne une série de recommandations très précises, comme le confirme sur son blog Guillaume Grallet, journaliste spécialiste des nouvelles technologies à L’Express :
http://blogs.lexpress.fr/virtuel/2008/06/menaces-des-portables-on-le-sa.html