Category Archives: L’impact des images sur les enfants

Quel est l’impact des images violentes et pornographiques sur les enfants ?

Comment parler aux enfants des attentats de Paris ?

Trouver des mots simples, éviter les images choquantes et surtout éviter de les regarder en boucle, leur proposer des textes adaptés à leur âge, les rassurer en leur disant que les attentats sont des événements exceptionnels…

Voici quelques liens vers des documents qui peuvent vous aider à parler avec vos enfants des dramatiques événements de vendredi soir et à soulager leurs peurs :

– une sélection de textes parus dans les magazines du groupe Bayard :

http://www.bayard-jeunesse.com/Actualites/Attentats-de-Paris-des-documents-pour-aider-les-enfants-et-les-adolescents-a-comprendre 

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– trois dossiers réalisés par Fleurus Presse :

– un dossier réalisé par Libération :

http://www.liberation.fr/apps/ptit-libe/#/3/

CaptureLiberationParlerAttentatsEnfants2015-11

– le site Web de France Télévisions :

http://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/comment-parler-aux-enfants-des-attentats_1177065.html

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– le site Web du journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/14/attentats-a-paris-comment-en-parler-aux-enfants_4810090_4809495.html

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– le site web de Radio Canada :

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/11/17/001-attentats-paris-expliquer-aux-enfants-psychologie.shtml

 

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– une vidéo du New York Times (en grande partie en Français) :

Demain soir à Argenteuil (95), pour parler de l'impact des écrans sur les enfants et leur scolarité.

Demain, vendredi 7 mars 2014, je serai à Argenteuil (95), pour intervenir, à l’invitation de l’association Etudes Plus, devant des parents, sur l’impact des écrans sur les enfants et leur scolarité.
De 19H à 21H.
23 Avenue Gabriel Péri, 95100 Argenteuil
Tél : 09 54 76 34 02
etudeplus.argenteuil@gmail.com

Télé-réalité : «On fait croire aux enfants que "faire mal" ne fait pas si mal»

J‘ai été interviewé par Olivier Dumons, du Monde, sur l’impact de la télé-réalité, mais aussi des journaux télévisés, sur les enfants :

• Les programmes de télé-réalité rencontrent un énorme succès auprès des jeunes. Et ce, dès le plus jeune âge. Quels sont les risques d’un tel engouement ?

• Le prolongement de l’expérience télévisuelle sur les réseaux sociaux constitue-t-il un risque pour les enfants et les adolescents ?

• A quel âge un enfant est-il en mesure de regarder, seul, la télévision en général, et les journaux télévisés en particulier, qui n’échappent pas aux plus jeunes ?

Retrouvez mes réponses à ces trois questions sur le site du Monde , en dessous de l’interview de Nathalie Nadaud Albertini, sociologue des médias dont je ne partage pas du tout l’analyse, en particulier lorsqu’elle parle de «compétition non concurrentielle» (sic) :

www.lemonde.fr/culture/article/2013/04/12/la-tele-realite-en-questions_3158903_3246.html

Télé, ordi, jeux vidéo… : conseils pour les enfants du primaire

Je suis intervenu la semaine dernière à Modane (73), à la demande du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et de la mairie de cette ville, sur le thème du bon usage des écrans : le jeudi dans la journée devant tous les collégiens et, le soir, devant les parents, les enseignants et les éducateurs ; le vendredi matin devant tous les élèves du primaire.

Les écrans peuvent constituer de formidables « fenêtres sur le monde ». Mais peuvent aussi poser un certain nombre de problèmes. Il faut en avoir conscience pour pouvoir, dès que possible, entamer un dialogue constructif avec ses enfants et prendre quelques mesures préventives.

Plusieurs professeurs des écoles m’ont demandé de publier les conseils que j’ai proposés pour les enfants de CP, CE1, CE2, CM1 et CM2, afin de pouvoir ensuite transmettre cette liste aux parents. La voici :

• pas d’ordinateur, de console de jeux ou de télévision dans les chambres des enfants. L’écran, quel qu’il soit, doit être dans une pièce commune où les parents peuvent voir ce qui se passe et réguler l’utilisation par les enfants ;

• l’idéal, à cet âge, est moins d’une heure – si possible une demi-heure – d’écrans (ordinateur ou jeux vidéo ou télévision) au total par jour ; les enfants du primaire doivent jouer, faire du sport, lire, se promener…

• votre enfant dit qu’il s’ennuie et réclame de pouvoir regarder la télévision ? Laissez-le seul quelques minutes et vous aurez la bonne surprise de le voir faire fonctionner son imagination pour trouver une occupation…

• pas d’écran (ordinateur, jeux vidéo, télévision…) le matin avant l’école ou le soir après le dîner. Les enfants sont très sensibles à l’énergie qui se dégage des images (enchaînement rapide des séquences, bande sonore plus forte, dispute entre les personnages d’un dessin animé…), l’emmagasinent et se retrouvent excités au début des cours ou au moment de s’endormir.

• ne laissez pas seul un enfant devant un écran : on ne sait pas ce qui peut lui faire peur. Par exemple, une scène qui nous semble tout à fait banale dans un dessin animé peut lui rappeler un mauvais souvenir et provoquer une forte émotion chez lui. Si un adulte ne se trouve pas à proximité, l’enfant ne pourra pas évacuer ses sentiments par la parole.

• respecter les pictogrammes et le bon sens ! Le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) a mis au point une classification pour indiquer si telle ou telle émission est visible par des enfants de tel ou tel âge. La classification PEGI propose des jeux vidéo adaptés à tel ou tel âge. Enfin, à titre personnel, j’estime que les enfants de moins de 11 ans ne disposent pas de la maturité intellectuelle et affective nécessaire pour regarder les journaux télévisés.

• prévenez vos enfants qu’ils peuvent rencontrer des contenus qui les mettront « mal à l’aise ». Que cela peut arriver à n’importe qui, que ce ne sera pas de leur faute et qu’ils ne doivent surtout pas hésiter à en parler à un adulte (parent, grand parent, enseignant…), là encore pour qu’ils puissent se libérer par la parole.

• enfin, n’oubliez pas de mettre en garde vos enfants contre la publicité. Par exemple, en les prévenant que « la publicité veut te faire croire que tu as besoin de cet objet pour être heureux, alors que ce n’est pas vrai. »

Ces conseils sont une synthèse des recommandations recueillies auprès des spécialistes (psychiatres, pédopsychiatres, sociologues, spécialistes des images…) interrogés lors de la rédaction de mes ouvrages consacrés à l’impact des écrans sur les enfants et parus aux éditions Télémaque :

Les enfants face aux écrans

Les 90 questions que tous les parents se posent : Internet, téléphone mobile, jeux vidéo

Copyright 2013 Jacques Henno – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

Comment protéger ses enfants sur YouTube ?

Toutes les minutes qui passent 72 heures de nouveaux films sont ajoutées à YouTube, le célèbre site de partage de vidéos en ligne, propriété de Google.

Chaque mois, quatre milliards d’heures de vidéos y sont vus et un milliard de personnes* s’y connecte.

C’est un immense bazar où le pire côtoie le meilleur.

YouTube contient donc malheureusement des contenus inappropriés pour les enfants. Voici comment les en protéger (cliquez sur les images pour les agrandir) :

A – Si vous possédez un compte YouTube ou Google, nous vous conseillons de vous y connecter :

ActiverYouTubeSafeSearchA

 

 

 

ActiverYouTubeSafeSearchB

ActiverYouTubeSafeSearchC

ActiverYouTubeSafeSearch-D

Si plusieurs navigateurs (Firefox, Internet Explorer, Safari, Chrome…) sont installés sur votre ordinateur, vous devez effectuer ce réglage pour chacun d’entre eux.

B- Si vous ne possédez pas de compte chez YouTube ou Google, vous accéderez aux options suivantes :

 

ActiverYouTubeSafeSearch-G

 

 

ActiverYouTubeSafeSearch-H

Page mise à jour le 23 mai 2013

* visiteurs uniques. Sources : http://www.youtube.com/yt/press/statistics.html

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Facebook va encore plus mélanger publicités des marques et actualités de nos amis

Dans mon livre Facebook et vos enfants – Guide pratique : les 45 questions à se poser, j’insiste sur le fait que «Facebook est […] un bel outil qui facilite l’échange d’informations entre les internautes du monde entier […] Mais il faut se garder de tout angélisme : Facebook n’est rien d’autre qu’une entreprise commerciale. Son objectif est de nous faire consommer toujours plus.»

Je ne peux que confirmer mon jugement au vu de ce qui a été annoncé hier, à New York, lors du symposium Facebook consacré au marketing et à la publicité : les marques qui disposent d’une page sur Facebook pourront – moyennant finance, bien évidemment – diffuser leurs messages dans le fil d’actualité de leurs fans.

Ces derniers, qu’ils se connectent à Facebook à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone mobile, verront donc des messages commerciaux s’intercaler entre les actualités publiées par leurs amis sur Facebook.


Je crains que beaucoup de jeunes ne fassent pas la différence.

Rappelons-nous que beaucoup d’entre eux ont déjà énormément de mal à distinguer publicités et résultats de recherche sur Google : une étude Pew Internet rappelle que seul un internaute sur six saurait toujours, sur un moteur de recherche, séparer publicités et résultats de la recherche !

J’aimerais bien savoir combien de jeunes internautes seront capables de ne pas confondre, parmi tous les messages qui s’afficheront sur leur fil d’actualité, les nouvelles de leurs amis et les « nouvelles » des marques !

Le document présentant les nouvelles fonctionnalités publicitaires de Facebook est téléchargeable ici : http://ads.ak.facebook.com/ads/FacebookAds/Premium_Guide_2.29.12.pdf


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Invité samedi à une table-ronde sur les images dans le cadre des Rencontres Internationales du cinéma de patrimoine de Vincennes

Lionel Tardif, délégué général des Rencontres Internationales du cinéma de patrimoine de Vincennes m’avait invité à participer samedi dernier, 30 janvier, à une table-ronde consacrée à « La violence des images dans l’audiovisuel : quel impact sur les jeunes ? » aux côtés de Fanny Abadi, psychothérapeute, directrice du Centre International d’Ethique de Montpellier, Didier Martiny, cinéaste, lauréat du Prix Henri Langlois, Nacer Khermir, cinéaste, lauréat du Prix Henri Langlois et Salim Mokkaddem, professeur agrégé de philosophie. Les débats étaient animés par Abderrahim Hafidi, producteur et journaliste, un des co-présentateurs et producteur délégué de l’émission Islam de France 2 diffusée tous les dimanches matin.

Lorsque l’historique du navigateur Internet trahit les parents

Extrait de la conférence que j’ai donnée le samedi 28 novembre dernier à la médiathèque de Lucé (près de Chartres – Eure-et-Loir) sur le thème des enfants et des nouvelles technologies.

La médiathèque de Lucé a eu la gentillesse de me faire parvenir l’enregistrement vidéo de mon intervention. Dans cet extrait, j’explique pourquoi les parents ont le droit d’aller, de temps en temps, jeter, discrètement, un coup d’œil sur l’historique du navigateur ou de l’ordinateur utilisés par leurs enfants. Il ne s’agit pas de « fliquer » sa descendance, mais de la protéger : « Confiance ne signifie pas absence de contrôle ». J’explique également quelle attitude adopter si l’on s’aperçoit que l’historique a été effacé. Inutile de sortir immédiatement l’artillerie lourde et d’exiger sur le champ des explications de vos adolescents… Ces derniers ont le droit de ne pas vouloir vous parler tout de suite d’un sujet qui les préoccupe. Les brusquer serait même contre-productif…

Surtout, ce chapitre sur l’historique constitue pour moi un prétexte pour parler d’un cas – de plus en plus fréquent – d’exposition des jeunes à des contenus inappropriés. En effet, l’historique marche dans les deux sens : beaucoup d’adolescents s’amusent à aller voir l’historique de leurs parents et en particulier de leurs pères. Et quand ils s’aperçoivent que leurs chers papas surfent sur des sites X, ils rient, invitent parfois leurs copains à venir voir les pages Web consultées par leur paternel, mais, au fond d’eux, ils en souffrent…

Je ne porte pas ici de jugement moral sur la pornographie : tout adulte est libre d’employer ses loisirs comme il le souhaite. Là n’est pas le problème. Ce qui me préoccupe est l’exposition des mineurs à la pornographie (rappelons qu’elle est interdite en France*). Les adultes qui se rendent sur ce genre de contenus doivent y penser et prendre la précaution d’effacer leurs traces.**

Ne nous y trompons pas : ce problème concerne tous les milieux sociaux. J’ai pu vérifier l’histoire suivante : un énarque, haut fonctionnaire dans un ministère parisien, avait ramené son ordinateur portable professionnel chez lui pour visionner de la pornographie. Son fils de 15 ans est passé derrière lui, a découvert le pot aux roses et a rameuté ses amis pour une bonne partie de rigolade. Mais au-delà du rire, bonjour l’image que ce père possède désormais auprès de son garçon ! Le pire est que l’histoire ne s’arrête pas là : notre énarque a rapporté son portable au bureau et a infesté tous les autres ordinateurs de son département. Un informaticien du ministère a dû travailler pendant plusieurs jours pour nettoyer tout cela. Notre haut fonctionnaire est ainsi devenu la risée de son service !

*«Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur», dispose l’article 227-24 du code pénal.

** Lorsque l’option « navigation privée » proposée par les navigateurs Firefox, Google Chrome, Internet Explorer et Safari est activée, aucune trace n’est conservée sur l’ordinateur.

(extrait diffusé ici avec l’aimable autorisation de la médiathèque de Lucé)