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Comment protéger nos enfants des contenus inappropriés sur Netflix

Vous avez souscrit à l’offre d’essai gratuit d’un mois de Netflix ou vous vous êtes abonnés à ce service de vidéos à la demande.

Sachez qu’une fois connecté à votre compte Netflix, vous ne serez jamais déconnecté automatiquement lorsque vous fermerez cette fenêtre Netflix sur votre ordinateur.

La personne suivante qui utilisera votre ordinateur (ce qui pourrait être le cas d’un de vos enfants) pourra donc taper Netflix dans un moteur de recherche et se retrouver directement sur votre compte Netflix

Là, elle devra choisir entre un profil enfant et un profil adulte (saisie d’écran ci-dessous).

Si elle clique sur le profil adulte, elle n’a aucun mot de passe à saisir et peut visionner un film comme Romance X (interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France) ou un reportage comme A l’école du X, déconseillé au moins de 18 ans.

La solution :

• sur ordinateur :Allez sur Netflix ; lorsque vous êtes sur votre compte, cliquez sur le petit triangle en haut à droite ; un menu apparaît ; cliquez sur « Se déconnecter de Netflix »

Une nouvelle page apparaît. Cliquez sur « Continuer ».

Vous êtes redirigé vers la page d’accueil générale de Netflix. Vous arriverez également sur cette page la prochaine fois que vous souhaiterez vous connectez à Netflix.

Si vous souhaitez à nouveau visionner des films ou des séries, cliquez sur « S’identifier » en haut à droite.

Vous arriverez sur une nouvelle page où l’on vous demandera votre e-mail et votre mot de passe.

• Sur smartphone ou tablette :

Une fois que vous avez installé l’application Netflix sur votre smartphone ou votre tablette et que vous vous êtes connecté à votre compte, il n’y a plus moyen de se déconnecter (sauf à supprimer cette application de votre mobile). Vous devez verrouiller l’accès à votre téléphone ou à votre tablette par un code, que vous ne communiquerez pas à vos enfants.

Comment éviter que votre enfant ne se fasse pirater son compte Facebook ou Twitter

Dans tous les établissements scolaires où j’interviens pour donner des conférences sur le bon usage des nouvelles technologies, une poignée d’élèves se fait, chaque année, pirater son compte sur un réseau social (Facebook, Twitter, Snapchat…) : quelqu’un a pris le contrôle du profil d’un élève et celui-ci ne peut plus y accéder ; pire, ce pirate se fait passer pour le propriétaire du compte et publie des messages ou des photos à sa place ; souvent, ces publications tournent en ridicule l’élève à qui appartient le compte.

Le piratage d’un compte doit donc toujours être pris très au sérieux, car il peut constituer le signe avant-coureur d’un cyberharcèlement.

Comment quelqu’un parvient-il à pirater le compte d’un élève ?

Pirater un compte peut se faire de deux façons : par opportunisme ou par phishing

• par opportunisme : le collégien ou le lycéen propriétaire du compte se rend chez un ami et se connecte à son profil Facebook, Twitter ou autre à partir de l’ordinateur de cet ami. En partant, il oublie de se déconnecter et l’ami en question n’a plus qu’à passer derrière lui pour prendre le contrôle de son compte. Ou le collégien/lycéen se connecte à son compte à partir d’un ordinateur « public » (mis à sa disposition dans un centre de loisirs, par exemple…), puis oublie de se déconnecter de Facebook ou de Twitter en quittant ce poste ; la personne qui utilise ensuite cet ordinateur peut prendre le contrôle de son compte.

• par phishing : on traduit «phishing» par « hameçonnage » ; on tend un hameçon à quelqu’un pour qu’il y morde, par exemple en le renvoyant vers un site qui ressemble à celui de Facebook et qui l’invite à donner son identifiant et son mot de passe. Pour plus de détails, lire « Qu’est-ce que le phishing ? »

• Comment se prémunir contre le piratage ?

Bien sûr, il faut absolument que votre enfant ait le réflexe de se déconnecter de son compte Facebook ou Twitter, lorsqu’il s’y est connecté à partir de l’ordinateur d’un ami ou à partir d’un ordinateur public.

Sur Facebook, il faut cliquer sur le triangle en haut à droite, puis, dans le menu qui apparaît, sur « Déconnexion »

Sur Twitter, il faut cliquer sur la roue dentée en haut à droite, puis dans le menu qui apparaît sur « Déconnexion »


Une autre précaution de base consiste, si l’on possède un téléphone portable, à activer sur son compte Facebook ou Twitter l’option « Approbation de connexion » ou «Double identification » : si vous vous connectez à votre profil à partir d’un appareil (ordinateur, téléphone portable, tablette…) que vous n’avez encore jamais utilisé pour naviguer sur Facebook ou Twitter, le système de sécurité du site va s’en apercevoir et va vous demander d’entrer un code supplémentaire que vous allez recevoir sur votre téléphone portable. Résultat ? Si un pirate a réussi, d’une façon ou d’une autre, à récupérer l’identifiant et le mot de passe de votre fils ou de votre fille, il va très certainement tenter de se connecter au compte de votre enfant, à partir d’un appareil qui appartient à ce hacker et que votre enfant n’aura donc jamais utilisé : du coup, le pirate ne va pas pouvoir se connecter au compte de l’élève, car il va se voir demander par Facebook ou Twitter un code supplémentaire que seul votre enfant recevra !

Comment activer cette option ?

Sur Facebook :

A partir d’un ordinateur : demandez à votre enfant de se connecter à son profil. Cliquez sur le triangle en haut à droite.





Cliquez sur « Paramètres »





Une nouvelle page apparaît, la page la plus importante de Facebook, celle à partir de laquelle on peut régler tous les paramètres de sécurité de son profil. Cliquez sur « Sécurité » dans la colonne de gauche.




Une nouvelle page apparaît. Si l’option « Approbation de connexion » n’a pas encore été activée, cliquez sur « Modifier ».




Cocher la case en face de «demander un code sécurité…», puis indiquez le numéro du téléphone sur lequel votre enfant recevra, sous forme de SMS,  le code d’identification supplémentaire qui lui sera demandé.



Cliquez sur « Bien démarrer »




Cliquez sur « Continuer » :




Cochez la case à côté de « Non merci », puis cliquez sur « Fermer »




Sur Twitter :

A partir d’un ordinateur : demandez à votre enfant de se rendre sur son compte, puis de cliquer sur la roue dentée en haut à droite



Un menu apparait ; cliquez sur « Paramètres »



Cliquez, dans la colonne de gauche, sur « Sécurité et confidentialité »



Cliquez, si votre enfant n’a pas encore donné son numéro de téléphone à Twitter, sur « ajouter un téléphone »




Indiquez son numéro de téléphone




Cliquez ensuite sur le bouton situé devant « Envoyer les demandes de vérification de connexion à mon téléphone »





Il est possible que votre opérateur de téléphonie mobile ne soit pas reconnu par Twitter. Dans ce cas, cliquez, dans la colonne de gauche, sur « Sécurité et confidentialité »



Dans le paragraphe « Réinitialisation du mot de passe », cochez la case située devant «Exiger des informations personnelles pour le réinitialiser ». Cela compliquera la tâche d’un pirate informatique qui aurait réussi à voler l’identifiant et le mot de passe de votre enfant et qui voudrait, pour empêcher votre fils ou votre fille d’accèder à son compte, en modifier le mot de passe.




Enfin, descendez tout en bas de la page et cliquez sur « Enregistrer les modifications »


Comment être certain que vous n’allez pas payer tous les mois sur Moviestar Planet ?

Votre fille de huit ans ou votre fils de dix ans viennent de s’inscrire sur Moviestar Planet ? Très vite, ils vont vouloir devenir VIP et, donc, vous demander de payer (de 5 euros pour une semaine à 69,95 euros pour un an).

Attention à ne pas cocher l’option «Paiement récurrent» ! Si vous cochez cette case, votre carte de paiement sera débitée chaque semaine, chaque mois ou chaque année du montant correspondant.
Voici comment vous assurez que vous n’allez pas payer plusieurs fois (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir).

Demandez à votre enfant de se connecter à son compte. En haut, à droite, cliquez sur la roue dentée (Paramètres).

Une nouvelle fenêtre apparaît. Cliquez sur « Mes Paiements ».

Vous arrivez sur une nouvelle page. Si en face de la ligne « Paiement récurrent »apparaît la mention « Non », tout va bien…

Comment sécuriser un smartphone (ou une tablette) sous Android

Les filtres parentaux proposés par votre opérateur de téléphonie mobile ne fonctionnent que si le smartphone de votre enfant est connecté à Internet par l’intermédiaire du réseau de téléphonie mobile de votre opérateur. Voici comment totalement verrouiller les recherches effectuées depuis un appareil sous Android, en particulier lorsque votre enfant utilise son smartphone ou sa tablette à partir d’une borne Wifi non sécurisée, par exemple chez un ami (pour les iPhone, Ipad et autres iPod Touch d’Apple, voir ici).

Il y a encore quelques semaines, je débutais mes conférences sur le thème des enfants et des nouvelles technologies par une « accroche », une petite histoire plutôt charmante : lorsque notre aîné avait six ans, il m’avait demandé pourquoi les lions avaient une crinière, ce qui m’avait amené à faire une recherche sur Internet ; j’avais trouvé deux types de réponses, des documents scientifiques qui expliquent le rôle de la crinière dans la reproduction des lions (textes donc difficilement montrables à un enfant de six ans) et puis des contes (par exemple, les lions avaient une fourrure jusqu’au bout de la queue, ils ont demandé à leurs copines les lionnes de les aider, les lionnes ont taillé la fourrure avec des pierres qui se sont brisées au niveau de la crinière, c’est depuis ce temps-là que les lions ont une crinière…).

Je me demande si je ne devrais pas désormais commencer mes conférences par une histoire, hélas, plus « trash ».

Nos enfants ont en effet grandi. Il y a quelques semaines, je suis rentré un mercredi après-midi plus tôt que prévu et j’ai trouvé notre deuxième fils, âgé de dix ans, devant l’ordinateur familial, avec deux de ses copines, de, respectivement, dix et neuf ans. Ma femme avait été contrainte de s’absenter quelques minutes et les avait laissés tous les trois devant un DVD sur l’ordinateur. Notre fils m’a soudain demandé : « Papa, c’est quoi lX XXXX [nom d’une pratique sexuelle] ». Il semblerait que la petite fille de neuf ans ait chanté à ses deux amis une chanson comportant cette pratique sexuelle et qu’ils aient voulu connaître la signification de ce terme !

Je me suis précipité sur l’historique de l’ordinateur et j’ai constaté que ces trois enfants avaient cherché ce terme sexuel sur YouTube ! Heureusement, j’avais pris soin d’activer les options de SafeSearch sur YouTube (ainsi que sur les moteurs de recherche) et ils n’ont rien trouvé !

L’histoire ne s’arrête pas là. Cette mésaventure est arrivée aux oreilles de notre aîné (bientôt douze ans) qui a demandé, en plein cours de solfège, l’orthographe de ce terme sexuel à un camarade. Ce dernier a dégainé son smartphone et ils ont rapidement trouvé la bonne écriture. Il semblerait que leur recherche se soit arrêtée là. Mais je frémis à l’idée de ce qu’ils auraient pu trouver…

Morale de cette histoire :

• le minimum que nous devons faire pour protéger nos enfants est d’activer les options de SafeSearch sur les moteurs de recherche et les sites de vidéo.

• les parents qui confient un smartphone à leurs enfants devraient activer les systèmes de protection disponibles sur ces appareils. Les filtres proposés par votre opérateur de téléphonie mobile ne fonctionnent que lorsque l’appareil de votre enfant est connecté au réseau de téléphonie mobile de votre opérateur  ; vous pouvez aussi sécuriser votre borne Wifi ; mais toutes ces précautions deviennent inopérantes lorsque votre enfant connecte son smartphone à Internet depuis une borne Wifi non sécurisée (par exemple chez un copain).

J’ai déjà expliqué comment sécuriser un appareil sous iOS (iPhone, iPad, iPod Touch…).

Voici comment sécuriser un appareil sous Android.

Interviewé hier soir par 100% Mag, sur M6 : quatre conseils pour «Décoller nos enfants des écrans »

J’ai été interviewé par Julie Mamou-Mani dans le cadre de l’enquête qu’elle a réalisée pour le 100% Mag diffusé hier soir sur M6. Ce reportage (visible en replay ici – j’interviens à partir de la 20ème minute) était consacré à «Comment décoller nos enfants des écrans ».

J’y donne quatre des conseils de base, parmi toutes les précautions que je détaille dans mes livres et lors de mes conférences sur les enfants et les nouvelles technologies :

• imposer à ses enfants des limites en termes de fréquence et de durée d’utilisation des écrans, en particulier des jeux vidéo, afin que l’enfant puisse se prendre en charge et s’autonomiser par rapport à ces écrans ;

• accompagner l’enfant dans l’utilisation des nouvelles technologies. Ce sont des outils formidables pour découvrir le monde, mais il faut aider les enfants à en explorer toutes les possibilités. Ceci est valable pour l’ordinateur, Internet, mais aussi pour le smartphone. Le smartphone constitue le moyen de communication le plus sophistiqué que nous pouvons mettre à la disposition de nos enfants. C’est à nous de leur montrer toutes les capacités de ces appareils (cartographie, comment envoyer un message d’urgence, fonction dictaphone…). Sinon, les plus jeunes (de plus en plus d’enfants ont un smartphone à partir du CM2 – je recommande de donner un téléphone le plus tard possible http://nosenfants.fr/category/telephone-mobile/) risquent de se contenter longtemps d’utiliser leur « téléphone intelligent » pour envoyer des SMS, prendre des photos et les publier sur Facebook ;

• les enfants doivent prendre un pseudonyme sur les réseaux sociaux, afin que, plus tard, lorsqu’ils seront devenus adultes, les employeurs ne puissent pas faire lien entre leur vraie identité et les bêtises qu’ils auront peut-être commises au cours de leur adolescence sur Facebook, Twitter et autre Google + ;

•  montrer l’exemple : les enfants ont tendance à imiter le comportement de leurs parents. Essayez de ne pas consulter vos mails professionnels le soir ou le week-end, modérez votre consommation d’écran, lisez des livres…

http://www.6play.fr/m6/emissions/#/m6/100-mag/11353660-emission-du-24-mars (j’interviens à partir de la 20ème minute)

Comment rendre un iPhone, un iPad et un iPod Touch plus sûr pour les enfants ?

De plus en plus de familles sont équipées de tablettes tactiles, qui permettent de surfer sur Internet, de télécharger des jeux, des films, des livres, etc.

Comme tout appareil connecté à Internet et susceptible d’être utilisé par des enfants, ces tablettes doivent être sécurisées.

Commençons par les tablettes les plus populaires* du moment : les iPad (ces conseils sont également valables pour tous les appareils mobiles Apple qui peuvent se connecter à Internet, soit grâce à un abonnement souscrit auprès d’un opérateur de téléphonie mobile, soit en Wi-Fi iPhone, iPod Touch)

• Sécuriser la navigation sur Internet :

L’idée est de remplacer Safari, le navigateur proposé par défaut par Apple, par un autre navigateur qui filtrera de lui-même les contenus inappropriés pour les enfants.

Nous vous proposons d’installer K9.

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Une fois l’application K9 installée sur votre tablette, il faut désactiver Safari : vos enfants ne pourront plus alors utiliser que K9.ConseilsParents.029ConseilsParents.030ConseilsParents.031
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Safari est maintenant désactivé.

• Si vous le souhaitez, vous pouvez compléter la sécurité de vos enfants en effectuant quelques réglages supplémentaires.

 

 

 

 

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ConseilsParents.036Copyright 2013 Jacques Henno – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

* source : Strategy Analytics

Télé-réalité, journal télévisé, publicité à la télé… Quels conseils pour les parents ?

• A quel âge peut-on mettre un enfant devant un écran ?

Ce n’est pas avant deux ans qu’un enfant possède les capacités intellectuelles, en particulier en termes de concentration, nécessaires à l’établissement d’une relation saine avec un écran quel qu’il soit. Et à cet âge, un enfant ne doit pas être laissé seul devant la télévision ou une tablette, car on ne sait pas ce qui peut lui faire peur.

• Les trois principaux problèmes que pose la télévision :

L’exposition à des contenus inappropriés (images violentes ou pornographiques) n’est plus un risque si les parents et les personnes qui gardent les enfants (baby-sitters, grands frères, grandes sœurs…) respectent la signalétique utilisée par les chaînes de télévision, à la demande du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel). Les trois principaux dangers sont, selon moi :

• de passer trop temps devant la télévision ;

• de la regarder à un moment inapproprié pour le sommeil ou la concentration de l’enfant ;

• et, enfin, l’accoutumance à la publicité.

De 7H du matin à 20H le soir, presque toutes les émissions – à l’exception des journaux télévisés – sont «regardables» par des enfants. Mais s’ils y passent trop temps, cela se fera au détriment d’autres activités (jouer avec des petits objets qui amènent les enfants à explorer l’espace autours d’eux, ennui qui oblige à faire travailler son imagination, sports et devoirs pour les plus grands…) indispensables au bon développement des enfants.

Dans un monde idéal, il ne faudrait surtout pas exposer les enfants à la télévision avant de partir à l’école, car on sait que cela nuit à leur capacité de concentration, et le soir après le dîner, pour préserver la qualité de leur sommeil.

Enfin, il faut expliquer aux enfants, même tout petits, que la publicité «veut te faire croire que tu as besoin de ce produit pour être heureux, alors que ce n’est pas vrai».

• Profitez du replay :

De plus en plus de chaînes proposent des applications sur tablettes et smartphones pour prolonger encore l’expérience télévisuelle de façon interactive, par exemple, en facilitant les échanges sur les réseaux sociaux.

Selon moi, le principal risque est qu’un enfant se sente obligé, pour profiter de ces gadgets sociaux, de regarder une émission en direct, diffusée le soir, alors que cela va diminuer la qualité de son sommeil sur au moins deux jours : il va se coucher plus tard que d’habitude le samedi soir, par exemple, va mécaniquement décaler son heure d’endormissement le dimanche soir, mais devoir se réveiller le lundi matin pour se rendre à l’école et traîner cette fatigue toute cette journée, avec les risques d’irritabilité et les difficultés de concentration que cela implique.

Les parents doivent résister à la demande de leurs enfants qui vont vouloir regarder les émissions en direct pour profiter des médias sociaux.

Ils doivent, au contraire, obliger leurs enfants ou pré-adolescents à regarder leurs émissions préférées en «replay», par petits morceaux (la fameuse demi-heure d’écrans par jour) et le week-end, ou en semaine, à un moment de la journée (entre 17H et 19H) qui ne nuise pas à leur concentration ou à la qualité de leur sommeil.

• la télé-réalité :
Les programmes de télé-réalité ont beaucoup de succès auprès des jeunes. En mars 2013, la mort dramatique d’un candidat dans une émission de télé-réalité a brutalement rappelé aux adultes et aux enfants une réalité souvent refoulée, car gênante : les candidats qui participent à ces émissions endurent des souffrances physiques ou psychologiques. A cause de cette réalité niée, certains enfants peuvent croire que « faire mal » (harcèlement moral, bagarre…) ne fait pas si mal que cela, finalement…

D’autre part, ces émissions renforcent un travers de l’enseignement pratiqué dans les écoles, les collèges et les lycées français : le culte de la performance et de l’individualisme. Le comble étant sans doute Koh-Lanta, où le vainqueur doit forcément trahir ses coéquipiers. Or ce culte de la performance individuelle va à l’encontre des qualités désormais recherchées par les entreprises, qui ont besoin de salariés capables de changer régulièrement d’équipes pour travailler sur des projets différents. Les pays scandinaves l’ont très bien compris : là-bas, des réseaux sociaux sont utilisés par les collégiens et les lycéens pour faire leur devoir ensemble, en équipes.

• le journal télévisé :

Selon moi, un enfant de moins de onze ans n’est pas armé pour regarder un journal télévisé, en termes de compréhension des enjeux et de résistance à la violence de certaines images. Et après onze ans, le journal télévisé doit être regardé avec les parents, pour que ces derniers partagent leurs commentaires avec leurs enfants. Et surtout pas pendant les repas, qui doivent rester un moment de convivialité et de discussion.

Je me rappelle être arrivé la veille d’une série d’interventions devant des élèves en province. J’ai été invité à dîner par la responsable de l’association des parents d’élèves dans sa famille. Nous avons mangé devant la télé. Au moins, je savais pourquoi je venais…

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