Comment activer le contrôle parental sur les consoles de jeux

Tous les jeux vidéo ne sont pas sans intérêt : la plupart des spécialistes s’accordent pour dire que certains jeux peuvent développer les réflexes, ainsi que le sens de l’orientation. Ils permettent aussi à certains adolescents de retrouver une confiance en soi et, paradoxalement, de développer des moments de convivialité (le jeu est un sujet de conversation ou l’occasion de retrouver dans « la vraie vie » d’autres joueurs rencontrés en ligne).

Mais cette pratique doit être fermement encadrée. Les parents doivent s’assurer que les jeux vidéos auxquels jouent leurs enfants sont bien de leur âge, au moyen de la classification Pegi.

Et ils doivent imposer des limites en termes de durée et de plages horaires (exemple : 30 minutes ou une heure le samedi et/ou le dimanche, mais jamais après le dîner…).

Si besoin, vous pouvez activer le contrôle parental sur les consoles de jeux.

Vous obtiendrez toutes les explications nécessaires en suivant ces liens :

Consoles Nintendo

 

 

 

Microsoft Xbox 360

Microsoft Xbox One 

 

 

 

Sony PS4

Sony PlayStation Vita

 

À quel âge donner un smartphone à un enfant ?

 À la suite de la conférence que j’ai donnée à Vertou (44), le mardi 28 mars 2017, sur le thème « Parents d’élèves des collèges de Vertou à l’heure du numérique », à l’invitation de la mairie de Vertou, en association avec les trois collèges de la ville et les parents d’élèves de ces établissements, je me suis exprimé dans le quotidien Ouest France du 5 avril : 

« Les questions que les parents me posent le plus souvent portent sur l’utilisation des téléphones portables et des réseaux sociaux : à quel âge peut-on leur donner un smartphone ? quels sont les principaux risques qu’ils courent sur les réseaux sociaux ?

Ces deux questions sont liées, car confier un smartphone, un téléphone intelligent qui permet de se connecter à Internet, à un enfant lui donne généralement automatiquement accès aux réseaux sociaux, sur lesquels il risque de passer énormément de temps. Ces réseaux sociaux vivent en effet de la publicité et vont donc tout faire pour ramener les enfants sur leurs sites et pour leur soustraire des informations personnelles qui leur serviront à cibler ces publicités.

L’âge auquel on peut donner un smartphone va donc dépendre de la maturité de l’enfant, de sa capacité à prendre du recul par rapport aux très nombreuses sollicitations des réseaux sociaux.

Vers 12/13 ans, il est possible d’avoir un dialogue constructif avec son enfant et de lui expliquer le modèle économique de ses réseaux sociaux préférés (Instagram, Snapchat, Musical.ly…) afin qu’il comprenne les nombreuses tentations dont il va faire l’objet.

Avant cet âge, je recommande de donner un simple téléphone aux enfants ou si les parents lui confient un smartphone d’y installer un logiciel de contrôle parental, comme Norton Family ou Kaspersky Safe Kids, qui permettra d’empêcher l’enfant d’aller sur les réseaux sociaux ou de contrôler le temps qu’il y passe. »

Interviewé ce matin dans l’émission La Maison des Maternelles sur France 5 : « Photos de ses enfants : les bons réflexes à avoir »

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Mardi 20 septembre 2016 : j’ai été interviewé ce matin par Agathe Lecaron et Benjamin Muller, dans le cadre de l’émission La Maison des Maternelles, sur France 5, pour rappeler les automatismes à avoir avant de prendre ses enfants en photo.

Le plus important est de donner à ses enfants un réflexe de propriété sur leurs photos.

Ils apprendront ainsi qu’une photo d’eux leur appartient.

Cela les aidera à dire « non » quand des personnes mal intentionnées leur demanderont un portrait d’eux ; ils n’hésiteront pas non plus à exiger le retrait d’un cliché dévalorisant, publié par des amis, par exemple, au cours d’une soirée.

Comment faire ? Les parents doivent demander à leurs propres enfants leur autorisation avant de les prendre en photo, leur montrer le cliché obtenu, leur demander s’ils sont d’accord pour le garder, pour le publier sur les réseaux, pour l’envoyer par mail à grand-mère…

Vous pouvez revoir cette émission et mon intervention (entre la 5ème minute et la 12 ème minute) en cliquant sur le lien suivant :

http://www.france5.fr/emissions/la-maison-des-maternelles/videos/replay_-_la_maison_des_maternelles_20-09-2016_1286525?onglet=tous&page=1

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Pour aller plus loin :
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« Bien utilisé, Facebook est un fabuleux outil de communication. Mais souvent enfants et adolescents y dévoilent trop d’informations. Voici un guide pratique pour accompagner vos enfants, préadolescents ou ados qui confient grands et petits secrets à Facebook, mais oublient que ce réseau social est avant tout une entreprise commerciale. Vous pouvez les aider à mieux gérer leur réputation sur Internet et le temps qu’ils passent devant leur écran, et surtout leur apprendre à devenir plus prudents. Répondez avec eux aux questions essentielles qu’il faut à tout prix se poser : Facebook, qu’est-ce que c’est ? Que peut-on y faire ? Un adolescent aujourd’hui peut-il s’en passer ? À quoi sert le bouton « j’aime» que l’on trouve sur de nombreux sites ? Quels sont les principaux dangers sur Facebook ? Qui a accès aux informations ? La police peut-elle les réquisitionner ? Peut-on vraiment effacer des informations publiées ? Comment être sûr que mes enfants ont bien paramètré leur profil… »

Un livre disponible sur :

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782753301436-facebook-et-vos-enfants-guide-pratique-les-45-questions-a-se-poser-absolument-jacques-henno/

ou

https://www.amazon.fr/Facebook-vos-enfants-Jacques-Henno/dp/2753301433

Interviewé hier soir sur BFM : réseaux sociaux et djihadisme

Je suis intervenu sur BFM TV vendredi 29 juillet dans le journal de 22H pour parler du recrutement des djihadistes sur Internet et en particulier sur les réseaux sociaux.

Capture d’écran BFM 29 juillet 2016

Les réseaux sociaux sont utilisés par Daech pour recruter des terroristes et organiser des attentats. De plus, ces réseaux permettent aux terroristes de laisser une trace, après leur mort, de leurs sinistres « exploits » et d’accéder ainsi à une forme d’« éternité virtuelle ».

1 Pour le recrutement, les réseaux sociaux grand public (Facebook, Twitter…) servent de caisses de résonance à la propagande de l’organisation terroriste : « 125 000 comptes de terroristes ou d’affiliés concernant principalement Daech » ont été suspendus par Twitter entre le milieu de l’année 2015 et février 2016 (1).

Ces réseaux sociaux grand public enferment les jeunes fascinés par le djihadisme dans une spirale infernale, alimentée par un double phénomène :

  • un phénomène d’endogamie ou d’entonnoir : une fois qu’un jeune commence à faire des recherches sur le djihadisme, le réseau social va, à travers ses algorithmes de personnalisation des contenus, lui proposer de plus en plus de pages sur ce sujet ;

  • un phénomène d’entraînement : une fois qu’un jeune voit sur les réseaux sociaux qu’un autre jeune est passé à l’acte, cela peut lever ses inhibitions et l’aider à passer lui-même à l’acte.

2 Pour la planification et l’organisation des attentats, les terroristes et leurs commanditaires utilisent des messageries privées telles que Telegram.

3 Les réseaux sociaux ne constituent pas seulement une cause du passage à l’acte, mais semblent également représenter une raison de passer à l’acte : certains terroristes passent à l’acte, entre autres, dans l’espoir de voir leurs actes publiés sur les réseaux et de laisser ainsi une trace, autrement dit, d’accéder à une forme d’« éternité virtuelle ». Adel Kermiche, un des deux assassins du Père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray (76) avait demandé à « tous ses frères et sœurs » qui le suivaient sur le réseau Telegram de partager sa page privée. Le 26 juillet, moins d’une heure avant de faire irruption dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, il avait, dans un dernier message, invité  à « partager ce qui va suivre ». (2)

Que faire ?

Il semble que le gouvernement envisage, en dernier recours, de pouvoir bloquer tous les réseaux sociaux en France pendant un certain temps. C’est en tout cas ce que laisse entendre une des dispositions de l’état d’urgence. En effet « le ministre de l’intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie. (3)» Ce qui, en théorie, permettrait au gouvernement de demander l’interruption en France de Facebook, Twitter ou Telegram, etc., pendant plusieurs jours, semaines ou mois…

Mais on peut aussi faire de la prévention. On peut par exemple, intervenir, comme je le fais,  devant les enfants et les adolescents pour les mettre en garde contre les discours de haine qui circulent sur Internet et les réseaux sociaux.

Pour aller plus loin :

Rapport parlementaire sur les moyens de Daech : http://www2.assemblee-nationale.fr/static/14/daech/rapport-daech-tome1.pdf

Article du magazine Wired : Why ISIS Is Winning the Social Media War : https://www.wired.com/2016/03/isis-winning-social-media-war-heres-beat/

Sources : 

À Evreux (27) le jeudi 1er décembre 2016 pour parler de « Réseaux sociaux : information, désinformation »

Le jeudi 1er décembre 2016, je serai à Evreux (27) pour intervenir, de 18H30 à 20H30, sur le thème « Réseaux sociaux : information, désinformation ».

Cette conférence, destinée aux adultes (parents, éducateurs, professionnels…), aura lieu à l’invitation de  l’UDAF de l’Eure (Union Départementale des Associations Familiales de l’Eure : www.udaf27.org)

18H30

1184 rue Jacquard, 27000 Évreux,

Voici le plan provisoire de cette intervention :

• c’est quoi une information ?

• entre information et désinformation la frontière est parfois ténue ; comment faire comprendre à des enfants que l’information et la désinformation sont toutes deux subjectives, mais que l’une veut nous aider, tandis que l’autre peut nous faire du mal, beaucoup de mal ?

• sur les réseaux sociaux, tout le monde peut participer à l’information et donc à la désinformation

• avec la surinformation (« l’infobésité »), on risque de ne plus prêter attention qu’aux informations qui se font remarquer et donc aux informations différentes

• le succès de l’« information spectacle »

• les risques d’endoctrinement

• les réseaux sociaux les plus à risque

• comment le conspirationnisme peut, sur Internet, être mis au service d’un processus de radicalisation

• le fonctionnement des réseaux sociaux : il ne s’agit pas d’outils neutres (« Un outil ne reflète que l’usage – bon ou mauvais – que l’on en fait », entend-on dire trop souvent au sujet des outils numériques), mais d’outils qui nous « manipulent »

• comment apprendre à faire attention pour ne pas colporter soi-même, d’un simple copier-coller ou d’un simple « transférer », de fausses informations ou des publications « bêtes et méchantes » …

• …

À Brétigny-Sur-Orge (91) le jeudi 13 octobre 2016 pour parler de « Comment aider nos enfants à faire bon usage des réseaux sociaux »

Je serai à Brétigny-Sur-Orge (91) le jeudi 13 octobre 2016 à 20h30 pour intervenir devant les parents sur le thème « Comment aider nos enfants à faire bon usage des réseaux sociaux ».

20H30

12 Rue Maurice Boyau, 91220 Brétigny-sur-Orge

Cette conférence aura lieu à l’invitation d’une association familiale du Val d’Yerres et environs.

Entrée libre, libre participation aux frais.

Appel à témoignages : « Pourquoi publiez-vous des informations personnelles sur Facebook ? »

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Dans le cadre d’une étude universitaire sur les traces que nous laissons en utilisant les nouvelles technologies, je recherche des utilisatrices/utilisateurs de Facebook, âgés de plus de 18 ans, présents cet été à Paris, Les Sables d’Olonne ou Bourg-Saint-Maurice et qui accepteraient de répondre à quelques questions sur les informations qu’elles/ils partagent sur les réseau sociaux.
Exemples de questions : « Qu’est-ce qui vous a amené à vous inscrire sur Facebook ? » « Quels genres d’informations partagez-vous sur Facebook ? » « Ces informations sont-elles visibles par tout le monde ? », etc.
Si vous souhaitez participer, sur la base du volontariat et de l’anonymat, à ces entretiens individuels d’environ 1H / 1H30, vous pouvez prendre contact avec moi :

D’avance, merci de votre aide.
Jacques Henno
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PS : il n’existe, bien sûr, aucun lien financier (ou autre) entre cette étude (ou son auteur) et la société Facebook. Il s’agit d’une étude universitaire, totalement indépendante.

Pourquoi Internet endort l’esprit critique des enfants

Information Désinformation 10 mai 2016 Besançon.001Face aux tentatives d’endoctrinement, de désinformation et de piratage qui se multiplient sur Internet, il faut non seulement stimuler les capacités d’analyse et de jugement des enfants, mais aussi sensibiliser parents et éducateurs : tout est fait pour que nos enfants passent le plus de temps possible sur le Web, mais ils sont incapables de faire le tri parmi toutes les informations qu’ils y trouvent.

Théorie du complot « acceptée » sans réfléchir ; blagues racistes et propos injurieux colportés sans discernement ; cyber-harcèlement ; vidéos truquées regardées en boucle sur YouTube ; radicalisation soudaine ; compte piraté après avoir mordu à une tentative de « phishing » (hameçonnage) ; adolescent qui se dénude devant sa Webcam et qui est ensuite victime d’un chantage…

Depuis bientôt neuf ans que j’interviens devant les élèves du primaire, les collégiens et les lycéens, sur le thème du bon usage des nouvelles technologies, j’ai accumulé les exemples catastrophiques. Heureusement, la plupart des enfants éviteront les pièges que leur tendent des adultes mal intentionnés. Mais quelques-uns, malheureusement, se « feront avoir », faute d’avoir sollicité un esprit critique pourtant bien présent en eux. Or, les conséquences de ce manque de « jugeote » peuvent être dramatiques : tentative de suicide, endoctrinement…

J’essaye donc, lors de mes conférences devant les élèves, de stimuler leur esprit critique en leur faisant prendre du recul par rapport à leur utilisation des écrans et en particulier des réseaux sociaux,conçus,dès le départ, pour qu’ils y passent le plus de temps possible. Je leur soumets des questions qu’ils ne sont généralement jamais posé, même pour les plus âgés d’entre eux :

  • pourquoi les images nous fascinent-elles ?

  • pourquoi adorons-nous nous prendre en photo ou en vidéo ?

  • comment les sites Internet et les réseaux sociaux gagnent-ils de l’argent ?

  • pourquoi les sites Internet et les réseaux sociaux font-ils tout pour que nous y passions le plus de temps possible ?

  • pourquoi est-il important, parfois, de s’ennuyer ?

  • c’est quoi vérifier l’information ?

Sur ce dernier point, mon expérience de journaliste intéresse beaucoup les élèves, ce qui me permet d’entamer un dialogue constructif avec eux : « C’est quoi le travail d’un journaliste ? » « C’est quoi recouper l’information ? » « Sur Internet, vous aussi vous devez apprendre à devenir des journalistes ! »…

De plus, à la demande d’une municipalité, j’ai mis au point une conférence intitulée : « Réseaux sociaux : information, désinformation » et destinée à aider les adolescents à faire face plus particulièrement aux risques d’endoctrinement sur Internet, puis de radicalisation :

• c’est quoi une information ?

• sur les réseaux sociaux, tout le monde peut participer à l’information et donc à la désinformation

• avec la surinformation (« l’infobésité »), on ne prête plus attention qu’aux informations qui se font remarquer et donc aux informations différentes

• l’information spectacle

• les risques de désinformation et donc d’endoctrinement

• les réseaux sociaux les plus à risque

Mais intervenir devant les enfants ne suffit pas. Tous les adultes (parents, enseignants, éducateurs…) qui les entourent doivent également être sensibilisés aux notions d’esprit critique, d’information et de désinformation, afin de :

  • étudier le fonctionnement des réseaux sociaux et comprendre qu’il ne s’agit pas d’outils neutres (« Un outil ne reflète que l’usage – bon ou mauvais – que l’on en fait », entend-on dire trop souvent au sujet des outils numériques), mais d’outils qui nous « manipulent »

  • se rendre compte qu’entre information et désinformation la frontière est parfois ténue : comment faire comprendre à des enfants que l’information et la désinformation sont toutes deux subjectives, mais que l’une veut nous aider, tandis que l’autre peut nous faire du mal, beaucoup de mal ?

  • apprendre à ne pas colporter soi-même, d’un simple copier-coller ou d’un simple « transférer », de fausses informations…

Ce sera l’un des objectifs de mes prochaines conférences, à la rentrée.

D’ici-là, très bonnes vacances !

Jacques Henno

L’agence nationale française chargée de la sécurité sanitaire recommande un usage raisonnable du téléphone mobile par les enfants

RapportAnsesOndesEnfantsDans une nouvelle étude, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) estime que les ondes des téléphones mobiles peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives et le bien-être des jeunes. Elle recommande donc aux parents d’encadrer l’utilisation du téléphone portable par les enfants et les adolescents.


L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié ce matin un avis et un rapport intitulés « Exposition aux radiofréquences et santé des enfants ».


Elle y constate :


1 « une forte expansion des nouvelles technologies chez » les enfants et les adolescents. En particulier, « les enfants possèdent leur propre téléphone mobile de plus en plus précocement, même si l’âge de la première utilisation se situe actuellement rarement avant 7 ans » ;


2 que les enfants sont plus sensibles que les adultes aux radiofréquences. « Des modélisations numériques de l’exposition de la tête montrent que, pour des raisons anatomiques […], les enfants peuvent être plus exposés que les adultes […].»


3 que les valeurs limites d’exposition réglementaires et les indicateurs d’exposition ne sont pas forcément adaptés aux enfants. « Ceci signifie que pour des personnes de petite taille (inférieure à 1,30 m), les valeurs limites d’exposition réglementaires […] ne seraient pas suffisamment protectrices pour éviter un dépassement des restrictions de base (DAS*) »


L’Anses estime que les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences sur : 

  • le comportement des enfants ; 
  • les fonctions auditives des enfants ; 
  • les effets tératogènes et le développement des enfants ; 
  • le système reproducteur mâle et femelle des enfants ; 
  • les effets cancérogènes ; 
  • le système immunitaire des enfants ; 
  • la toxicité systémique. 
En revanche, l’Anses estime que les données actuelles permettent de conclure à un effet possible des radiofréquences sur : 
  • les fonctions cognitives des enfants, telles que la mémoire, le raisonnement, les fonctions exécutives, l’attention…  « Les résultats montrant des effets aigus se basent sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée » ; 
  • le bien-être des enfants (apparition de troubles généraux tels que maux de tête, larmoiement, anxiété, troubles du sommeil, acouphène, mal au pouce, fatigue à l’école…). « Ces effets pourraient cependant être liés à l’usage du téléphone mobile plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent. »

Dans l’attente d’études complémentaires, l’agence recommande donc aux parents d’inciter «  les enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, par exemple en évitant les communications nocturnes, en limitant la fréquence et la durée des appels, etc. 

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* DAS : le DAS (débit d’absorption spécifique) est actuellement le principal indicateur utilisé pour évaluer la dangerosité d’un téléphone portable pour la santé. L’indice de débit d’absorption spécifique est un indice indiquant la quantité d’énergie véhiculée par les ondes radiofréquences reçues par l’utilisateur d’un téléphone portable, lorsque ce téléphone fonctionne à pleine puissance et dans les pires conditions d’utilisation. L’unité du DAS est le watt par kilogramme. Plus le DAS d’un appareil radioélectrique est faible, moins cet appareil est potentiellement dangereux pour la santé de son utilisateur.