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Comment parler des réseaux sociaux à nos adolescents ?

En leur  expliquant que grâce aux données qu’ils fournissent gratuitement à leurs réseaux sociaux préférés, ces entreprises sont en train de mettre au point des outils d’intelligence artificielle qui vont peut-être concurrencer nos enfants dans quelques années, lorsqu’ils arriveront sur le marché du travail.

J’étais l’invité, vendredi 12 avril 2019, de l’émission Ça se comprend animée de 16H à 17H par Thomas Hugues, sur C-News et consacrée à « Enceinte « Alexa » : attention, Amazon nous écoute ! ».

Dans la vidéo ci-dessous, voici une des réponses que j’ai faites à Thomas Hugues lorsqu’il m’a demandé comment, au cours de mes conférences devant les collégiens et les lycéens, je faisais prendre conscience à ces derniers de toutes les données qu’ils transmettaient aux géants de l’Internet et des utilisations qui pouvaient en être faites.

Spécial 15 ans de Facebook ;-)

Facebook a 15 ans. Et accapare plus du quart du temps que nos ados mais nous aussi parents passons sur nos smartphones !  Voici quelques conseils pour expliquer l’économie de l’attention aux collégiens et aux lycéens. Et quelques astuces pour les aider à passer moins d’heures sur leurs réseaux sociaux préférés.

Il y a quelque semaines, je suis intervenu devant tous les élèves de quatrième d’un établissement scolaire, quelque part en France.

Comme à mon habitude, j’ai demandé qui avait « 100 abonnés sur Instagram ? 200 abonnés ? 300 ? » etc. Pour la première fois, les enchères sont montées jusqu’à 12 000. Oui, vous avez bien lu ! Une jeune fille d’environ 14 ans m’a affirmé(1) avoir douze milles abonnés sur le réseau social favori des jeunes.

Et, comme à chaque fois que j’ai en face de moi « le record d’abonnés sur Insta » de la classe, j’ai demandé à cette élève :

  • et à quoi ça sert d’avoir 12 000 abonnés sur un réseau social ?

La réponse est toujours à peu près la même :

  • euh, à rien…

Ce à quoi je rétorque :

  • Je vais te dire à quoi ça sert d’avoir 12 000 abonnés sur Instagram : tu travailles gratuitement pour Instagram. À chaque fois que tu vas publier une photo sur Instagram, presque tous tes 12 000 abonnés vont recevoir une notification sur leur smartphone ; certains vont prendre leur téléphone, ouvrir Instagram, passer du temps dessus et Instagram va en profiter pour leur montrer de la… ?

Et les élèves de crier en choeur :

  • …publicité !  
  • Et donc grâce à toi, Instagram va gagner de… ?
  • …l’argent !
  • Et donc tu as travaillé gratuitement…
  • …pour Instagram !

Voici, en partie, la manière dont, au cours de mes conférences, j’explique aux collégiens et aux lycéens le modèle économique d’Instagram et des autres réseaux sociaux, basé sur l’économie de l’attention (2).

Le message est important, me semble-t-il, à faire passer auprès de nos jeunes en cette semaine qui voit Facebook fêter ses quinze ans.

À travers Facebook, mais aussi Instagram, WhatsApp et Messenger qui font partie du même groupe, l’entreprise de Mark Zuckerberg accapare désormais plus du quart du temps des personnes possédant un smartphone(3).

Heureusement, il existe plusieurs solutions pour aider nos ados à passer moins de temps sur leurs écrans et sur les réseaux sociaux. Vous pourrez les découvrir dans cette petite vidéo.

Bon anniversaire Facebook 😉

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  1. je n’ai pas cherché à vérifier cette information, mais ses camarades n’avaient pas l’air surpris par ce nombre
  2. concept que Patrick Le Lay, avait, avant l’heure, résumé ainsi lorsqu’il était P-DG de TF1 : « vendre du temps de cerveau disponible » aux annonceurs
  3. source : https://blog.dscout.com/mobile-touches


Comment activer la fonction Temps d’écran sur l’iPhone de votre enfant

Le système d’exploitation des iPhones, iOS, proposait déjà une fonction permettant de filtrer les contenus visionnés par nos enfants sur leur smartphone Apple.

La version iOS 12, compatible avec les iPhones 5S, SE et au-delà, offre de nouvelles fonctionnalités permettant de :

  • limiter l’utilisation quotidienne de l’appareil
  • limiter l’utilisation quotidienne de certaines catégories d’applications, telles que les réseaux sociaux, les jeux…

Attention, certains petits malins ont vite compris comment contourner ces limites. Pour vous assurer qu’ils ne vous roulent pas dans la farine, vérifiez régulièrement l’heure et la date qu’affiche le smartphone de votre enfant. Si la date est en avance de plusieurs jours sur le calendrier, c’est qu’il a trouvé la parade… La confiscation de son appareil pendant 24 ou 48 h pourrait vous aider à lui faire passer l’envie de recommencer !

Que font nos ados sur les réseaux sociaux ?

J’ai été interviewé par Céline Rapinat pour le magazine Lyon Capitale au sujet du « nouveau langage des jeunes : photos, vidéos, stories… Que font les ados sur les réseaux sociaux ? Ils discutent, bien sûr, mais aussi se mettent en scène, se prennent en photo, se filment… et postent le tout à l’intention de leurs “amis”. D’où leur vient ce besoin de s’afficher ? Quels sont les risques et comment les aider à se préserver ? »

https://www.lyoncapitale.fr/produit/novembre-2018-2/

Trop de sucre ? Trop de « Facebook » ? Trop de smartphone ?

Au début de cette nouvelle année, permettez-moi – il est encore temps – de vous présenter tous mes vœux de bonheur et de prospérité. Et de remercier tous ceux d’entre vous qui m’ont permis de donner près de 60 conférences l’an dernier.

2018 sera-t-elle marquée par la prise de conscience que nos enfants et nous-mêmes sommes devenus « dépendants » à notre smartphone et aux réseaux sociaux ?

Vendredi soir, j’ai accompagné notre fille voir le documentaire Sugar Land : le réalisateur y soutient que le sucre présent dans de nombreux produits de l’industrie agroalimentaire rend enfants et adultes « accros », avec des conséquences dramatiques sur la santé. Une assertion confortée par plusieurs études scientifiques[1].

Les smartphones et les réseaux sociaux nous rendent-ils tout aussi « dépendants » et ont-ils un impact tout aussi négatif sur la santé des adultes et des enfants ?

Il faut bien sûr être très prudent dans l’utilisation des termes « dépendants » et « accros », la notion d’addiction étant quelque chose de très complexe en médecine[2].

Voici cependant quelques faits :

• plusieurs études anglo-saxonnes s’inquiètent du temps que nous consacrons à ces outils : chaque jour, nous touchons en moyenne l’écran de notre smartphone 2 617 fois et nous y passons deux heures et 25 minutes[3] ! Et plus d’une fois sur quatre (27% des contacts avec l’appareil) nous touchons notre smartphone en lien avec une application appartenant à Facebook (Facebook, Messenger, Instagram ou WhatsApp). Dans 16% des cas, l’application appartient à Google (YouTube…).

• les propres chercheurs de Facebook reconnaissent qu’être passifs sur les réseaux sociaux a un impact négatif sur le moral[4]. D’autres scientifiques aboutissent à des résultats similaires même lorsque l’utilisateur est actif[5].

• outre-Atlantique plusieurs investisseurs s’inquiètent des conséquences que cette “tech addiction”, comme disent les Américains, pourraient avoir sur les enfants et, en cas de procès, sur… les finances de sociétés comme Apple[6]. Ils rappellent que « ce n’est […] un secret pour personne que les sites des médias sociaux et les applications pour lesquels l’iPhone et l’iPad constituent un point d’accès principal sont généralement conçus pour être aussi addictifs et chronophages que possible, comme plusieurs de leurs créateurs l’ont publiquement reconnu ». Ces actionnaires demandent à Apple de mettre au point de nouveaux outils permettant aux parents de mieux contrôler le smartphone de leurs enfants.

En attendant, que faire ?

• Montrer l’exemple ! Certains parents n’hésitent pas à installer un contrôle parental sur leur propre smartphone pour éviter d’y passer trop de temps et pour se rendre plus disponible auprès de leur famille.

• Donner un smartphone le plus tard possible à son enfant.

• Installer sur le smartphone de son enfant un logiciel de contrôle parental comme Kaspersky Safe Kids ou Norton Family (pour les appareils sous Android) ou Kidslox (pour les iPhone). Sans oublier, bien sûr, d’expliquer à votre enfant pourquoi vous faites cela.

• Désactiver toutes les notifications en provenance des réseaux sociaux.

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Très belle année avec vos enfants !

Bien cordialement,

Jacques Henno

[1] Voir, par exemple,  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23719144

[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23719144

[3] https://blog.dscout.com/mobile-touches

[4] https://newsroom.fb.com/news/2017/12/hard-questions-is-spending-time-on-social-media-bad-for-us/

[5] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28093386

[6] https://thinkdifferentlyaboutkids.com/

Interviewé par Le Figaro Magazine pour l’article « Peut-on débrancher nos enfants ? »

Guyonne de Montjou m’a interviewé, aux côtés d’autres spécialistes, pour le dossier qu’elle a réalisé, avec Vincent Jolly, dans Le Figaro Magazine du 20 octobre, sur le thème des enfants et des écrans : « Peut-on débrancher nos enfants ? »

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/20/01016-20171020ARTFIG00013-enfants-et-ecrans-peut-on-les-debrancher.php

(article payant)

Invité cet après-midi sur CNews pour parler du téléphone portable et des enfants

Avec l’approche de la rentrée scolaire revient la question : « dois-je donner un téléphone à mon enfant ? »

Pour tenter d’y répondre, j’étais l’invité, cet après-midi, d’Isabelle Moreau, sur CNews :
• à quel âge peut-on donner un téléphone ou un smartphone à un enfant ?
• quel appareil lui donner ?
• comment gérer le téléphone portable à l’école ?
• comment contrôler l’usage que va faire mon enfant de son smartphone ?
• comment en parler avec lui ?

Les réseaux sociaux, de vrais amis ?

J’ai été interrogé par Céline Rapinat pour l’article qu’elle a consacré aux réseaux sociaux dans l’édition de juin 2017 du magazine Lyon Capitale : « Les réseaux sociaux, de vrais amis ? » (rubrique éducation).

« 77% des 13-19 ans sont inscrits sur Facebook, 57% sur Snapchat, 78% sur Instagram. Devenus incontournables, les réseaux sociaux permettent aux ados de rester en contact, d’échanger, d’assouvir leur curiosité… De fidèles « compagnons » qu’il faut pourtant utiliser avec précaution et modération. »*


J’explique : 

  • ce que sont les photos conversationnelles (les ados publient des photos sur les réseaux sociaux pour avoir un commentaire de la part de leurs amis), 
  • ce que les jeunes apprennent et expérimentent sur ces sites Web, 
  • pourquoi il est important d’expliquer aux jeunes le modèle économique de ces entreprises (la publicité personnalisée grâce à toutes les informations qu’ils donnent) afin qu’ils comprennent pourquoi elles vont tout faire pour qu’ils y passent un maximum de temps,
  • comment les aider à vérifier les informations que l’on trouve sur Facebook ou Twitter.


Enfin, je donne quelques pistes pour encadrer l’utilisation des smartphones par les adolescents, ainsi que quelques conseils pour bien paramétrer leur profil sur les réseaux sociaux.


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sources :  chiffres Facebook et SnapChat : étude Ipsos Bayard-Milan et Disney Hachette presse, réalisée en 2016 ; chiffre Instagram : étude Ipsos Connect réalisée en 2015