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Pourquoi Fortnite fascine les ados ?

Votre enfant veut gagner des millions… à Fortnite en devenant joueur professionnel ? Ou passe tout simplement trop de temps sur ce jeu ? Voici quelques arguments pour l’en dissuader…

Des fans du jeu déguisés en personnages de Fortnite
 Creative Commons – Sergey Galyonkin – https://galyonkin.com – Partage dans les mêmes Conditions 2.0 Générique (CC BY-SA 2.0)

Qu’est-ce que Fortnite ? 

Il existe en fait trois jeux Fortnite, mais le plus populaire est Fortnite Battle Royal, joué, à un moment ou un autre, par 250 millions de personnes à travers le monde, depuis son lancement en décembre 2017. Il a la particularité d’être joué par des joueurs plus jeunes et plus de filles que la plupart des autres jeux vidéo.

Fortnite est un jeu vidéo en ligne, multijoueur et avec « vue à la troisième personne » (le joueur voit le jeu à travers une caméra placée derrière ou à côté de lui ; c’est un peu moins stressant que les jeux de tir « à la première personne » où le joueur voit le jeu à travers ses propres yeux).

Il est disponible pour la plupart des ordinateurs, des smartphones et des consoles de jeu.

Le scénario est assez basique : les joueurs sont parachutés quelque part dans un univers qui va se rétrécir, ce qui les oblige à se rencontrer et s’éliminer par armes virtuelles.

Jusqu’à cent joueurs peuvent s’affronter. Ils peuvent jouer seuls ou par équipe de 2 à 4. Le jeu se termine lorsqu’il ne reste plus qu’une équipe ou un seul joueur. Les parties durent en moyenne une vingtaine de minutes.

Pourquoi ce jeu est-il aussi populaire  ?

Comme une seule équipe ou un seul joueur gagne, tous ceux qui ont perdu veulent immédiatement jouer la revanche. Le jeu peut alors devenir addictif.

Le jeu de base est gratuit. Les joueurs peuvent cependant acheter des skins (personnalisations de l’apparence du joueur) ou des pouvoirs. 

L’environnement ressemble à celui d’un dessin animé, avec peu d’images « sanguinolentes ».

La décontraction est de mise : l’ambiance est plutôt bon enfant et les joueurs peuvent exprimer leurs sentiments, par exemple en dansant (la danse “Take the L(oss)” a été popularisée par Antoine Griezmann sur les terrains de foot)

Le jeu fonctionne par « saisons » : une nouvelle version du jeu sort tous les deux ou trois mois, ce qui renouvelle l’intérêt pour le jeu.

Il est très populaire sur les réseaux sociaux, car certaines célébrités y jouent.

Les équipes marketing d’Epic Games, l’éditeur du jeu, ont noué des accords commerciaux avec de grandes marques : il existe une version Fortnite du célèbre Monopoly ; dans une version temporaire de Fortnite, les joueurs pouvaient accéder à des armes appartenant aux super-héros des films de la série Avengers, comme le marteau de Thor ou les « Répulseurs » d’Iron Man…

Epic Games crée régulièrement des événements autour du jeu. Son plus beau « coup » étant l’organisation d’une compétition mondiale, la Fortnite World Cup, les 27 et 28 juillet 2019, à Flushing Meadows (New-York, États-Unis). Environ 40 millions de joueurs ont participé aux éliminatoires. Fortnite aurait vendu plus de 19 000 billets entre 50 et 150 dollars (soit quelque 19 millions de dollars de recettes, de quoi couvrir une partie des 36 millions distribués aux vainqueurs des différentes compétitions). Et  le nombre de téléspectateurs, en simultané sur YouTube et Twitch (1) a atteint les 2,3 millions (2). 

Que dire aux enfants ?

Il ne faut surtout pas rabaisser les pré-ados et les ados qui se passionnent pour Fortnite en leur disant qu’ils perdent leur temps dans une activité stupide. 

Il semble plus efficace de s’intéresser à leur passion, de leur demander ce qui les attire (le jeu en lui-même, le fait d’affronter d’autres personnes…), de faire éventuellement équipe avec eux lors d’une partie… 

Votre enfant sera flatté que vous vous intéressiez à son activité favorite du moment et vous saurez dorénavant de quoi vous parlerez lorsque vous discuterez de Fortnite avec lui…

Au cours de ces dialogues, l’idéal serait de faire comprendre petit à petit à votre ado que Fortnite est surtout une affaire de gros sous (en 2018, le jeu a rapporté 2,4 milliards de dollars – 2,16 milliards d’euros – à son éditeur).

Votre enfant veut devenir joueur professionnel ?

Pourquoi pas 😉 Mais pour beaucoup d’appelés (250 millions de joueurs…), il y aura très peu d‘élus : quelques dizaines de joueurs se sont partagés les 36 millions de dollars distribués lors de la coupe du monde 2019. Par sécurité, votre enfant ferait mieux d’assurer ses arrières en travaillant bien au collège ou au lycée, afin de pouvoir faire des études supérieures, au cas où sa carrière de joueur tourne court.

Elle risque de tourner d’autant plus court que l’engouement pour Fortnite va forcément retomber un jour ou l’autre, au profit d’un nouveau jeu…

S’il veut être sûr de gagner de l’argent avec les jeux vidéo, il ferait mieux de faire des études lui permettant d’entrer chez un éditeur de jeux. Ce sont les éditeurs qui gagnent le plus d’argent, pas les joueurs !

En attendant, dites-lui qu’il peut jouer, mais modérément : maximum deux ou trois parties de 20 minutes chacune par jour en semaine pendant l’année scolaire. Un peu plus le week-end et pendant les vacances. Il est important de faire une pause entre les parties pour faire retomber l’excitation. Et plus un enfant passe de temps devant les écrans, moins ses résultats scolaires risquent d’être bons

Idéalement, pas d’écran après le dîner.

Que peuvent faire les parents ?

Si leurs enfants jouent sur des consoles de jeux (Nintendo Switch, Microsoft XBox ou Sony Playstation), les parents peuvent activer le contrôle parental de ces consoles pour limiter le temps que leurs enfants vont y passer.

Sur les ordinateurs Mac et Windows, il est possible de configurer des sessions qui offrent un accès global à l’ordinateur à tel ou tel enfant pendant une durée quotidienne limitée.

Sur les smartphones sous Android (Samsung…) et les versions les plus récentes d’iOS (iPhone), il est possible de limiter l’accès global au téléphone.

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  1. Twitch est une plateforme de streaming permettant de voir des parties de jeu vidéo en direct ou en différé. 
  2. Source pour tous les chiffres concernant la Fortnite World Cup : communiqué de presse Epic Games : https://www.epicgames.com/fortnite/fr/news/the-fortnite-world-cup-a-record-setting-tournament

Comment parler des réseaux sociaux à nos adolescents ?

En leur  expliquant que grâce aux données qu’ils fournissent gratuitement à leurs réseaux sociaux préférés, ces entreprises sont en train de mettre au point des outils d’intelligence artificielle qui vont peut-être concurrencer nos enfants dans quelques années, lorsqu’ils arriveront sur le marché du travail.

J’étais l’invité, vendredi 12 avril 2019, de l’émission Ça se comprend animée de 16H à 17H par Thomas Hugues, sur C-News et consacrée à « Enceinte « Alexa » : attention, Amazon nous écoute ! ».

Dans la vidéo ci-dessous, voici une des réponses que j’ai faites à Thomas Hugues lorsqu’il m’a demandé comment, au cours de mes conférences devant les collégiens et les lycéens, je faisais prendre conscience à ces derniers de toutes les données qu’ils transmettaient aux géants de l’Internet et des utilisations qui pouvaient en être faites.

Les vidéos de la table-ronde consacrée à l’impact des écrans sur les enfants de moins de trois ans

Les vidéos de la table-ronde consacrée à l’impact des écrans sur les enfants de moins de trois ans que j’avais animée le samedi 24 novembre 2018, à l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM) sont en ligne : https://iledefrance.mutualite.fr/actualites/colloque-avant-3-ans-maitrisons-les-ecrans-le-bilan/

Cette table-ronde, organisée par la Mutualité Française Ile-de-France, a tenté de répondre aux questions des parents de jeunes enfants :

– Quelles sont les étapes du développement de l’enfant entre 0 et 3 ans ?

– Quelle place les écrans occupent-ils dans la vie des jeunes enfants et des adultes qui les entourent ?

– Quels sont les risques d’une surexposition aux écrans ?

– Les écrans ont-ils des avantages ?

https://iledefrance.mutualite.fr/actualites/colloque-avant-3-ans-maitrisons-les-ecrans-le-bilan/

Spécial 15 ans de Facebook ;-)

Facebook a 15 ans. Et accapare plus du quart du temps que nos ados mais nous aussi parents passons sur nos smartphones !  Voici quelques conseils pour expliquer l’économie de l’attention aux collégiens et aux lycéens. Et quelques astuces pour les aider à passer moins d’heures sur leurs réseaux sociaux préférés.

Il y a quelque semaines, je suis intervenu devant tous les élèves de quatrième d’un établissement scolaire, quelque part en France.

Comme à mon habitude, j’ai demandé qui avait « 100 abonnés sur Instagram ? 200 abonnés ? 300 ? » etc. Pour la première fois, les enchères sont montées jusqu’à 12 000. Oui, vous avez bien lu ! Une jeune fille d’environ 14 ans m’a affirmé(1) avoir douze milles abonnés sur le réseau social favori des jeunes.

Et, comme à chaque fois que j’ai en face de moi « le record d’abonnés sur Insta » de la classe, j’ai demandé à cette élève :

  • et à quoi ça sert d’avoir 12 000 abonnés sur un réseau social ?

La réponse est toujours à peu près la même :

  • euh, à rien…

Ce à quoi je rétorque :

  • Je vais te dire à quoi ça sert d’avoir 12 000 abonnés sur Instagram : tu travailles gratuitement pour Instagram. À chaque fois que tu vas publier une photo sur Instagram, presque tous tes 12 000 abonnés vont recevoir une notification sur leur smartphone ; certains vont prendre leur téléphone, ouvrir Instagram, passer du temps dessus et Instagram va en profiter pour leur montrer de la… ?

Et les élèves de crier en choeur :

  • …publicité !  
  • Et donc grâce à toi, Instagram va gagner de… ?
  • …l’argent !
  • Et donc tu as travaillé gratuitement…
  • …pour Instagram !

Voici, en partie, la manière dont, au cours de mes conférences, j’explique aux collégiens et aux lycéens le modèle économique d’Instagram et des autres réseaux sociaux, basé sur l’économie de l’attention (2).

Le message est important, me semble-t-il, à faire passer auprès de nos jeunes en cette semaine qui voit Facebook fêter ses quinze ans.

À travers Facebook, mais aussi Instagram, WhatsApp et Messenger qui font partie du même groupe, l’entreprise de Mark Zuckerberg accapare désormais plus du quart du temps des personnes possédant un smartphone(3).

Heureusement, il existe plusieurs solutions pour aider nos ados à passer moins de temps sur leurs écrans et sur les réseaux sociaux. Vous pourrez les découvrir dans cette petite vidéo.

Bon anniversaire Facebook 😉

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  1. je n’ai pas cherché à vérifier cette information, mais ses camarades n’avaient pas l’air surpris par ce nombre
  2. concept que Patrick Le Lay, avait, avant l’heure, résumé ainsi lorsqu’il était P-DG de TF1 : « vendre du temps de cerveau disponible » aux annonceurs
  3. source : https://blog.dscout.com/mobile-touches


Comment activer la fonction Temps d’écran sur l’iPhone de votre enfant

Le système d’exploitation des iPhones, iOS, proposait déjà une fonction permettant de filtrer les contenus visionnés par nos enfants sur leur smartphone Apple.

La version iOS 12, compatible avec les iPhones 5S, SE et au-delà, offre de nouvelles fonctionnalités permettant de :

  • limiter l’utilisation quotidienne de l’appareil
  • limiter l’utilisation quotidienne de certaines catégories d’applications, telles que les réseaux sociaux, les jeux…

Attention, certains petits malins ont vite compris comment contourner ces limites. Pour vous assurer qu’ils ne vous roulent pas dans la farine, vérifiez régulièrement l’heure et la date qu’affiche le smartphone de votre enfant. Si la date est en avance de plusieurs jours sur le calendrier, c’est qu’il a trouvé la parade… La confiscation de son appareil pendant 24 ou 48 h pourrait vous aider à lui faire passer l’envie de recommencer !

Que font nos ados sur les réseaux sociaux ?

J’ai été interviewé par Céline Rapinat pour le magazine Lyon Capitale au sujet du « nouveau langage des jeunes : photos, vidéos, stories… Que font les ados sur les réseaux sociaux ? Ils discutent, bien sûr, mais aussi se mettent en scène, se prennent en photo, se filment… et postent le tout à l’intention de leurs “amis”. D’où leur vient ce besoin de s’afficher ? Quels sont les risques et comment les aider à se préserver ? »

https://www.lyoncapitale.fr/produit/novembre-2018-2/

20 minutes pour protéger votre enfant des contenus pour adultes

Et si nous prenions 20 minutes pour protéger nos enfants des contenus pour adultes qu’ils peuvent voir sur leur téléphone, leur ordinateur ou leur tablette ?

L’exposition aux contenus pour adultes est très répandue chez les jeunes et commence de plus en plus tôt. Entre 14 et 17 ans, 18% des garçons consulteraient au moins une fois par semaine des contenus pour adultes, contre 12% des filles (1). Surtout, dans cette tranche d’âge-là, près d’un enfant sur dix (9%) regarderaient ces images une ou plusieurs fois par jour (2). Un dernier indicateur : 62% des jeunes adultes déclarent avoir vu leurs premiers films pour adultes avant 15 ans, dont 11% avant 11 ans (3) !
 
Les plus jeunes peuvent être traumatisés par ce type de contenus tandis que les garçons plus âgés peuvent prendre ce qu’ils voient dans ces films comme des modèles à atteindre en termes de performances et de pratiques. Ce qui peut influencer négativement sur la construction de leur propres vie amoureuse et sur leurs relations avec les jeunes femmes.
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(1) étude Ipsos sur les addictions, pour la Fondation pour l’innovation politique, la Fondation Gabriel Péri et le Fonds Actions Addictions, mars et avril 2018, http://www.fondapol.org/etude/les-addictions-chez-les-jeunes-14-24-ans-2
(2) idem
 
Pour voir les diapositives en grand, cliquez sur le symbole « Plein écran »
  qui apparaîtra en bas à droite du diaporama quand vous ferez passer le curseur de votre souris dessus.

Écrans et connaissances : quelles valeurs ajoutées ?

De plus en plus d’établissements me demandent d’intervenir auprès de leurs enseignants pour les aider à engager une réflexion sur l’utilisation du numérique en classe et à la maison.

photo montage

RMN-Grand Palais

Vendredi 6 juillet, se tenaient, presqu’en même temps, au Grand Palais, à Paris, deux événements, auxquels j’ai eu la chance d’assister : d’abord (première photo), une conférence, donnée par une diplômée de l’école du Louvre, sur le thème  « Comment lire une peinture » ; puis (seconde photo), la visite en avant-première de l’exposition Art # Connexion permettant de « découvrir et expérimenter de nouveaux accès à l’art » à travers la réalité virtuelle ou augmentée, la projection immersive, les écrans tactiles, etc.

D’un côté, l’exposé d’une professionnelle, dotée d’un certain recul par rapport à son environnement, hérité de sa culture, de sa personnalité et de son expérience.

De l’autre, un accès à la connaissance médiatisé par des écrans et, derrière ces écrans, des interfaces et des bases de données, trop souvent focalisées sur les détails d’une œuvre.

D’un côté, une représentation unique, collective, pendant laquelle j’ai pris des notes que je pourrai relire, mais joyeuse, car ponctuée de pointes d’humour et d’improvisations, et enfin personnalisable, car tout auditeur pouvait, à la fin posait, des questions.

De l’autre, une expérience individuelle ou vécue à deux ou trois personnes, rejouable en théorie à l’infini, ludique, interactive en apparence mais, le plus souvent, extrêmement formatée. Impossible de poser une question ouverte à un écran !  Les machines nous imposent des parcours prédéfinis ; nous pouvons parcourir une œuvre, mais notre curiosité est contrainte : les détails sur lesquels nous pouvons obtenir plus d’informations sont peu nombreux et signalés par des repères sur lesquels nous devons cliquer.

Quel est le meilleur “intermédiaire” pour la transmission des connaissances ? Un être humain ou un écran ?

Une question que l’on me pose de plus en plus souvent, le numérique prenant de plus en plus de place dans les établissements d’enseignement français : recherche individuelle sur Internet, QCM en ligne, ENT (Espace Numérique de Travail), mur virtuel, groupe de travail par courrier électronique ou messagerie instantanée, travail à plusieurs et à distance sur un document électronique, tablette pour remplacer les livres scolaires…

De la recherche documentaire (voir les pistes de bibliographie ci-dessous) que j’ai effectuée et de mes échanges avec des parents, enseignants ou chefs d’établissement, il ressort :

A) que le numérique à l’école permet :

  • d’accompagner une pédagogie active
  • de stimuler la créativité
  • de faciliter la coopération entre les élèves
  • d’alléger, en théorie, le poids des cartables

B) mais que :

  • l’impact du numérique à l’école sur une éventuelle amélioration des connaissances reste toujours à prouver…
  • on n’a pas encore fait mieux qu’un manuel papier pour travailler à la maison. Certains établissements ayant distribué des tablettes demandent quand même à leurs élèves d’utiliser des livres papier…
  • les tablettes et les sites web utilisés permettent trop souvent à de grandes marques américaines de mettre un pied dans le monde de l’éducation et d’asseoir ainsi leur légitimité auprès des enfants
  • les enfants, du coup, accordent une trop grande confiance aux contenus numériques, mettant leur esprit critique en veilleuse par rapport à ces informations

C) que le numérique à la maison, même utilisé dans un but scolaire :

  • est très chronophage : le numérique offre une infinité de possibilités pour soigner la forme du travail à rendre, ce qui constitue un très bon alibi pour y consacrer beaucoup de temps, parfois au détriment du fond
  • constitue une source de distraction : une fois achevé le travail demandé par les enseignants, il est tentant pour un enfant de rester sur l’écran pour papillonner sur le Web, visionner des vidéos…
  • complique la tâche des parents qui doivent : 1 jongler entre plusieurs sources pour avoir une vue globale de tous les devoirs que doivent faire leurs enfants ; 2 gérer les écrans…

De plus en plus d’établissements me demandent donc d’intervenir auprès de leurs enseignants pour les aider à engager une réflexion sur l’utilisation du numérique en classe et à la maison (en plus de mes conférences auprès de leurs élèves pour les aider à comprendre les tentations que représentent les écrans et à apprendre à y résister ; et auprès des familles pour leur fournir des conseils pratiques sur la gestion des écrans).

Pistes bibliographiques :

 

 

 

 

Comment activer le filtrage des résultats inappropriés sur le moteur de recherche Google

Il existe plusieurs façons de protéger les enfants des contenus qui ne sont pas de leurs âges (pornographie, ultraviolence…) et qu’ils pourraient rencontrer en surfant sur Internet à partir d’un ordinateur (voir mes conseils pour sécuriser les smartphones et les tablettes de vos enfants) :

• utiliser le logiciel de contrôle parental  que votre FAI (Fournisseur d’Accès à Internet) met gratuitement à votre disposition ;

• utiliser les outils du système d’exploitation (Windows, Mac OS…) de votre ordinateur.

• et – c’est ce que je vous propose aujourd’hui, si vous avez de jeunes enfants – activer l’option de SafeSearch (recherche sécurisée) proposée par Google.

Une fois cette option activée, le moteur de recherche va filtrer, en amont, les résultats qu’il va proposer et rejeter les liens vers des sites pour adultes.

Pourquoi Google, et pas Bing, Qwant ou Yahoo!, qui proposent aussi cette option de recherche sécurisée ? 

Tout simplement parce que Google offre la possibilité de verrouiller cette option : une fois que vous avez activé SafeSearch, que vous l’avez verrouillé et que vous vous êtes déconnecté de votre compte Google, impossible pour votre enfant – sauf s’il connaît votre mot de passe Google – d’enlever cette sécurité.

Voici, en 8 clics, comment activer ce filtrage sur Google.

Cliquez sur ces images pour les agrandir.

 

Enfin, dès le CM2, malheureusement, certains enfants ont déjà entendu parler de sites Web proposant gratuitement des vidéos X. Ils n’ont pas besoin de passer par un moteur de recherche pour accéder à ces sites : ils tapent directement son adresse dans un navigateur et peuvent ensuite visionner des mini films qui ne sont pas de leur âge.

Voici comment, en 14 clics, paramétrer Google Chrome (ce navigateur, qui détient près de la moitié du marché en France – source : https://fr.statista.com/statistiques/469330/navigateurs-web-parts-de-marche-france/ – est aussi le seul, parmi ceux que j’ai pu testés, qui offre cette option et surtout la possibilité, là encore, de la verrouiller) pour qu’il bloque tout contenu pour adultes.

Cliquez sur ces images pour les agrandir.

 

Attention un adolescent un peu geek parviendra toujours à contourner ces protections, qui ne sont donc pas sures à 100%. La meilleure protection consiste encore à surveiller ce que fait votre enfant sur un ordinateur.

 

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